À l’occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, le Groupe de Copenhague a coordonné une opération de surveillance de l’intégrité couvrant l’ensemble des matchs du tournoi. Ce réseau international, établi dans le cadre de la Convention de Macolin du Conseil de l’Europe, réunit les plateformes nationales de lutte contre la manipulation des compétitions sportives.
L’opération a mobilisé 14 de ces plateformes, sur les plus de 45 que compte le réseau à travers tous les continents, pour identifier et analyser les risques susceptibles d’affecter la compétition. Elle a été menée en coordination avec la Task Force de la FIFA, dont le Conseil de l’Europe et le Groupe de Copenhague sont membres.
Une surveillance internationale coordonnée
L’édition 2026 s’est tenue pour la première fois avec 48 équipes et 104 matchs. Ce format élargi a exigé un dispositif renforcé de suivi des risques de manipulation.
Les plateformes mobilisées ont mené une surveillance indépendante, fondée sur l’analyse de risque. Elle a porté sur les marchés de paris, les mouvements de cotes et les déréférencements d’offres, en s’appuyant sur des informations en sources ouvertes (OSINT) et sur les réseaux sociaux (SOCMINT). Elle a aussi permis de suivre les personnes déjà suspectées par le passé de manipulations sportives.
Cette approche, coordonnée par les autorités publiques, constitue l’un des principes clés de la Convention de Macolin, seul instrument international juridiquement contraignant en la matière.
Des résultats concrets
Au cours de la compétition :
- 104 matchs surveillés ;
- 15 matchs placés sous surveillance renforcée, notamment lors de la dernière journée de la phase de groupes ;
- 7 notices jaunes émises ;
- 12 controverses majeures analysées au regard des risques d’intégrité.
Pour la première fois, le Groupe de Copenhague a aussi assuré une surveillance continue des marchés prédictifs. Ces marchés soulèvent des enjeux inédits : ils permettent de parier sur un très large éventail d’événements, souvent de façon anonyme et par des moyens de paiement difficilement traçables. Leur suivi constitue une première à l’échelle d’une compétition internationale.
Une coopération internationale et indépendante
Cette opération illustre la nécessité d’une approche coordonnée et indépendante pour protéger l’intégrité des grandes compétitions sportives.
Grâce à cette coopération, les plateformes nationales partagent leurs analyses et coordonnent leurs actions. Elles contribuent ainsi à préserver la confiance dans le football.

