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« Child Safeguarding in Sport » touche à sa fin : il est temps de se focaliser sur ses réalisations

Child Safeguarding in Sport Strasbourg, France 23 juin 2022
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« Child Safeguarding in Sport » touche à sa fin : il est temps de se focaliser sur ses réalisations

Les résultats du projet conjoint UE-CoE « Child Safeguarding in Sport » (CSiS) ont été présentés lors de l'événement de clôture qui a eu lieu le 23 juin 2022 en format hybride depuis Strasbourg. Ils comprennent le développement de feuilles de route spécifiques aux pays pour des politiques efficaces de protection des enfants dans le sport dans les pays partenaires, le pool d'experts internationaux sur le sport sûr et le centre de ressources en ligne sur la protection des enfants dans le sport.

L'événement a rassemblé environ 80 participants de différents pays et organisations, y compris les participants en ligne et ceux présents sur place à Strasbourg.

Des représentants des pays partenaires – Autriche (100%Sport et Ministère fédéral des Arts, de la Culture, de la Fonction publique et du Sport), Belgique, Fédération Wallonie-Bruxelles (ADEPS - Administration du sport du Ministère de la FWB et YAPAKA - Unité de coordination pour la prévention des abus envers les enfants du Ministère de la FWB), Croatie (Ministère du Tourisme et du Sport), Israël (Ministère de la culture et du sport), Norvège (Comité olympique norvégien et Confédération des sports) et Portugal (Institut portugais du sport et de la jeunesse et Comité olympique national) – ont présenté leur travail sur les feuilles de route spécifiques à chaque pays et leur expérience de participation au projet CSiS. Ils ont également discuté des principaux défis auxquels les pays et les organisations sont confrontés dans la mise en œuvre des politiques de protection des enfants dans le sport. Avec les représentants des bonnes pratiques (la société britannique National society for the prevention of cruelty to children (NSPCC) – et son unité Child protection in sport unit (CPSU), German Sport Youth, Sport Ireland et le CNO*NSF néerlandais), les solutions possibles, les opportunités et les effets positifs de la mise en place de telles politiques ont été discutés.

L'un des principaux défis est lié à la mise en place de responsables de la protection de l'enfance à différents niveaux, en particulier dans les petits clubs ruraux aux ressources et capacités limitées, souvent gérés par quelques bénévoles. Les pays dotés d'une structure fédérale ou d'autonomies régionales sont confrontés au défi de compétences différentes à différents niveaux et, à cet égard, la nécessité de renforcer la coopération et la coordination a été soulignée. Le défi global consiste à garantir des ressources appropriées pour mettre en place des structures et des systèmes qui fonctionnent bien pour répondre aux préoccupations concernant les enfants et les jeunes, ainsi que des systèmes de conseil et de soutien et une éducation et une formation appropriées. À cet égard, le leadership et le soutien au niveau gouvernemental national sont indispensables.

Les participants ont convenu qu'en dépit de la complexité et du temps à dédier à l’avancement du processus, tous les efforts déployés pour que les enfants qui pratiquent le sport aient quelqu'un vers qui se tourner s'ils ont besoin d'aide valent la peine.

Anne Tiivas, présidente de Safe Sport International, a présenté les leçons tirées de la mise en œuvre du projet et les principales recommandations, en soulignant que les stratégies doivent être fondées sur des preuves et développées au travers d’une approche collaborative multidisciplinaire et multi-agences et qu'elles doivent couvrir différents niveaux, du national au local. Les responsables de la protection de l'enfance doivent bénéficier d'un soutien et d'une formation appropriés afin d’être en mesure de répondre aux préoccupations. L'approche des droits de l'enfant et l'écoute de la voix des enfants et des personnes ayant une expérience vécue de la violence et des abus doivent être au centre des préoccupations. Pour assurer la durabilité du projet et la mise en œuvre des feuilles de route, il est nécessaire de garantir des ressources au niveau gouvernemental.

Florencia Van Houdt, Chef de l'Unité Sport – DG EAC de la Commission européenne, a salué la coopération avec le Conseil de l'Europe dans le domaine des intérêts communs. Elle a rappelé que l'utilisation d'outils numériques devrait être envisagée pour l'éducation et la formation à la protection, car ils peuvent être efficaces et toucher davantage de personnes. Elle a rappelé les opportunités que le programme Erasmus+ offre pour l'éducation et la formation dans et par le sport et qu'il peut être envisagé pour la mise en œuvre de certaines activités prévues par les pays partenaires de CSiS.

Dans ses remarques finales, Irena Guidikova, chef du service des droits de l'enfant et des valeurs du sport du Conseil de l'Europe, a souligné que le signalement et la dénonciation doivent être encouragés, mais que nous devons en même temps nous assurer qu'il existe des réponses adéquates. Tous les pays sont invités à commencer immédiatement à travailler à l'élaboration de systèmes de protection des enfants dans le sport, sans attendre d'être déclenchés par un événement tragique ou un scandale. Lors de l'élaboration des systèmes, il convient d'adopter une approche scientifique, et les pays sont invités à tirer les enseignements des expériences et des résultats du projet CSiS, qui serviront de base importante aux travaux futurs dans le cadre de « Donnons de la voix » (Start to Talk).
 

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