Le Comité des Ministres a mis fin à sa surveillance de l'exécution de l'arrêt de la Grande Chambre de la CEDH dans l'affaire Guðmundur Andri Ástráðsson c. Islande. Cette affaire concernait des violations manifestes et graves du droit interne dans la procédure de nomination du juge de la Cour d'appel qui a confirmé la condamnation pénale du requérant.
Immédiatement après l'arrêt de la Chambre de la CEDH, plus aucune nouvelle affaire de Cour d'appel n'a été attribuée aux quatre juges irrégulièrement nommés. Puis, conformément aux exigences de la Convention, quatre nouveaux juges ont été nommés. Les personnes dont les affaires ont été entendues par un ou plusieurs des juges irrégulièrement nommés ont la possibilité de demander la réouverture de leur dossier. Afin d'éviter des violations similaires, des lignes directrices ont été publiées par le ministère de la Justice pour clarifier le cadre juridique régissant la procédure de nomination des juges et l'implication des institutions nationales (le comité d'évaluation, le ministre de la Justice et le parlement). L'arrêt de la CEDH a suscité un large débat public et a été largement publié et diffusé.


