Il s’agit d’une activité de simulation au cours de laquelle les participants mettent en place une politique de prévention et de lutte contre la violence fondée sur le genre dans leur école
Complexité : Niveau 4 | Durée : 120 minutes | Taille du groupe : 10 à 30
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Complexité : Niveau 4


Durée : 120 minutes


Taille du groupe : 10 à 30


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« Pas d’action positive sans vision positive ! »
Dalai Lama

Objectifs

  • Comprendre que la violence fondée sur le genre est une violation des droits fondamentaux
  • Explorer le concept de justice réparatrice en réponse aux cas de violence fondée sur le genre
  • Développer des aptitudes à la discussion et la capacité à rédiger des déclarations de politique générale

Matériels

  • Cartes de rôle pour chaque groupe et fiche décrivant le concept de justice réparatrice

Préparation

  • Assurez-vous d’avoir suffisamment d’espace pour que quatre groupes puissent travailler séparément.
  • Préparez un tableau à feuilles mobiles ou une diapositive avec une définition de la violence fondée sur le genre. Vous pouvez utiliser la définition de la violence fondée sur le genre proposée dans la section La violence fondée sur le genre de ce site web.
  • Faites des copies des documents à distribuer : l’histoire et les cartes de rôle pour chaque groupe et la fiche relative à la justice réparatrice pour trois des quatre groupes.

Instructions

1) Demandez aux participants ce qu’ils entendent par « violence fondée sur le genre ». Prenez note de quelques-unes des réponses proposées et, si nécessaire, présentez-leur la définition sur le tableau à feuilles mobiles ou sur une diapositive, en leur laissant le temps de poser des questions ou d’apporter des précisions. Vous trouverez la définition dans la section La violence fondée sur le genre de ce site web.

2) Expliquez aux participants que l’activité comportera une simulation. Ils devront s’imaginer qu’ils sont membres d’une communauté scolaire dans laquelle il y a eu plusieurs cas de violence fondée sur le genre. Ils doivent d’abord écouter l’histoire, puis, en groupes, prendre des décisions sur la manière de traiter cette forme de violence à l’école. Commencez à lire l’histoire, que vous trouverez à la fin de cette activité.
Après avoir lu l’histoire, exposez aux participants la chronologie de l’activité :

  • Préparation : 30 minutes (avec possibilité pour les groupes de consulter des experts après 15 minutes)
  • Réunion de la communauté scolaire : 40 minutes (à l’issue de laquelle des orientations politiques auront été élaborées)
  • Débriefing et évaluation : 50 minutes 

3) Expliquez aux participants que les résultats du travail en petits groupes n’ont pas besoin d’être présentés sous une forme écrite finalisée. Les groupes peuvent simplement dresser une liste de points à inclure dans la politique de leur école pour lutter contre la violence fondée sur le genre.

4) Répartissez les participants en quatre petits groupes et assignez-leur des rôles : élèves, enseignants (y compris la direction de l’école), parents et experts indépendants. Le groupe d’experts peut être plus restreint que les autres groupes. Donnez à chaque groupe sa carte de rôle et un espace de travail. La fiche expliquant le concept de justice réparatrice doit être remise à tous les groupes, à l’exception du groupe des parents. Au bout de 15 minutes, annoncez aux groupes qu’ils peuvent consulter les experts.

5) Après 30 minutes de travail en groupe, regroupez les participants en plénière et commencez la réunion. La réunion devrait être dirigée par les experts et devrait comprendre :

  • une allocution de bienvenue, soulignant l’objectif de la réunion ; 
  • de brèves présentations, par chacun des autres groupes (élèves, enseignants et parents) : 3 minutes chacune ;
  • une séance de questions et réponses : 10 minutes ;
  • un débat ouvert : 15 minutes (facultatif ) ;
  • une discussion et la finalisation des lignes directrices : ce que devraient contenir les lignes directrices (dressez la liste de tous les éléments sur le tableau à feuilles mobiles) ;
  • la clôture de la réunion.
  • 6) Aidez les participants à sortir de leur rôle. Pour ce faire, vous pouvez leur demander de se lever les yeux fermés et leur dire qu’ils quittent l’école et reviendront pour le stage de formation. Passez au débriefing et à l’évaluation, en utilisant certaines des questions ci-dessous. 

Débriefing et évaluation

L’activité ayant pu générer beaucoup d’émotions chez certains participants, commencez par les inviter à partager leurs émotions, puis continuez avec les questions plus détaillées sur ce qu’ils ont appris et ce qui peut être fait en cas de violence. Utilisez quelques-unes des questions d’orientation suivantes : 

  • Comment vous êtes-vous sentis pendant l’activité ? Ces émotions ont-elles évolué au cours de l’activité ?
  • Quelle a été la partie la plus difficile de l’activité ? Pourquoi ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de la phase de préparation, puis pendant la réunion ?
  • Votre école ou votre organisation/club de jeunes sont-ils concernés par la violence fondée sur le genre ? Comment est-elle gérée en temps normal ?
  • Comment la violence fondée sur le genre affecte-t-elle les personnes directement concernées ? Comment affecte-t-elle l’ensemble d’une communauté scolaire ou d’une organisation de jeunesse ?
  • Avez-vous déjà entendu parler du concept de justice réparatrice ? Pensez-vous que cela puisse être utile pour traiter certains cas de violence fondée sur le genre ? Expliquez votre réponse.
  • Pensez-vous qu’il soit judicieux d’introduire des politiques sur la violence fondée sur le genre ou la violence en général dans les lieux qui accueillent les jeunes (établissements d’enseignement, clubs de jeunes, etc.) ? Que devraient englober ces politiques ? Votre école ou votre organisation est-elle dotée d’une telle politique ?
  • Comment la violence fondée sur le genre affecte-t-elle l’égalité entre les femmes et les hommes ? Quels sont les droits humains susceptibles d’être violés dans les cas de violence fondée sur le genre ?
  • Avons-nous la responsabilité personnelle de traiter cette forme de violence ? De quel ordre est cette responsabilité ?

Conseils pour l’animation

L’activité peut être difficile pour certains groupes, en particulier ceux qui ne sont pas familiarisés avec le type de document à élaborer. À titre d’exemple, vous pourriez commencer par demander aux participants s’ils connaissent le règlement de leur école.

Le cas décrit dans l’activité se déroule dans une école, mais vous pouvez l’adapter au contexte d’un club de jeunes ou d’une organisation. 

La simulation peut provoquer des différends, voire des conflits. Expliquez aux « experts » que vous êtes là pour les soutenir : si des conflits surviennent au cours des discussions, soyez prêt à intervenir pour les aider à les résoudre. 


Suggestions de suivi

L’exploitation de cette activité peut vous permettre d’initier les participants aux instruments de défense des droits humains, tels que la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence envers les femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul), la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (Convention de Lanzarote) ou encore la Recommandation CM/Rec (2010)5 du Comité des Ministres aux États membres sur les mesures à prendre contre la discrimination basée sur l’orientation sexuelle et l’identité sexuelle. Vous trouverez des informations sur tous ces documents dans la section La violence fondée sur le genre  et dans la section Ressources de ce site web.

Si vous pensez que le thème de la sécurité des personnes LGBT+ est une question importante à explorer plus avant, essayez l’activité « Espaces et lieux ». 

Idées d'action

Si les participants estiment que leur groupe ou institution - par exemple, leur école ou leur club/organisation de jeunesse – devrait se doter d’une politique sur la violence fondée sur le genre, vous pouvez travailler avec eux à l’élaboration d’une proposition sur la manière d’assurer son adoption. Les participants pourraient commencer par élaborer un plan de cours sur la violence fondée sur le genre et organiser un atelier de sensibilisation avec leurs pairs.