Conventions du Sport

Déclaration sur l'utilisation des "chambres d'altitude/caissons hyperbares"

adoptée par le Groupe de suivi lors de sa 11e réunion les 30 et 31 mars 2000, à Strasbourg

L'interdiction de ces techniques n'est probablement pas la meilleure solution et le groupe suggère d'avertir les personnes concernées des risques qu'elles courent.

Les athlètes ont le droit de s'entraîner en altitude, et on ne peut l'empêcher pour des raisons naturelles: certains pays sont situés et certains athlètes vivent normalement en haute altitude. Les milieux artificiels qui reproduisent l'effet principal de la haute altitude (abaissement de la pression partielle en oxygène, c'est-à-dire du pourcentage d'oxygène dans l'air respiré) pourraient théoriquement être interdits parce qu'ils ne sont pas naturels, et pourraient être contrôlés.

Contrairement aux conditions naturelles en altitude, les techniques artificielles (chambres hypoxiques) ne se limitent pas aux conditions correspondant à plusieurs milliers de mètres au-dessus du niveau de la mer: la pression ou le contenu en oxygène peuvent en théorie être portés à des niveaux totalement artificiels, dangereux ou même mortels.

Par ailleurs, le bénéfice réel en matière d'amélioration des performances dépend certainement d'autres conditions. Alors qu'on a pu observer des performances améliorées dans des circonstances spécifiques, cela n'a peut-être pas été le cas dans d'autres circonstances.

Diverses notions techniques jouent probablement un rôle supplémentaire: les chambres hypobares reproduisant des conditions de haute altitude géographique diminuent la pression atmosphérique et le contenu en oxygène par volume d'air inhalé, alors que d'autres chambres diminuent seulement le contenu en oxygène (pourcentage inférieur au pourcentage normal de 20%). Les conséquences physiologiques ou les risques de ces différentes techniques ainsi que leur influence sur la performance sont variables.

D'une manière générale, ces considérations ne s'appliquent qu'à des conditions techniques parfaites. Il y aurait des risques graves si l'on ne peut pas garantir techniquement la réalisation de paramètres physiologiquement justifiés et fixés à l'avance.

Il convient cependant de dissuader la recherche d'effets analogues par des moyens naturels (bien que plus coûteux et prenant plus de temps) au moins dans des conditions déraisonnables, sans pour autant interdire ces méthodes pour le moment.