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Le Groupe Pompidou participera à la 62ème session de la CND


Comme les années précédentes, le Groupe Pompidou participera à la 62e session (Vienne, 14-22 mars 2019) de la Commission des stupéfiants (CND).

Lors de la réunion ministérielle (14-15 mars), qui fera le bilan de la mise en œuvre des engagements internationaux pris pour lutter contre le problème mondial de la drogue, la présidence portugaise prononcera un discours au nom du Groupe Pompidou.

À l'occasion de la 62e session de la CND, le Groupe Pompidou coparraine quatre événements parallèles de haut niveau :


Un stand du Groupe Pompidou proposant des publications et du matériel présentant les travaux du Groupe sera installé dans le bâtiment M0E, au niveau O.

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« Traitements agonistes opioïdes, Principes directeurs pour les législations et règlementations »

Avec près de 35 millions de consommateurs d’opioïdes à travers le monde, l’accès aux médicaments agonistes opioïdes est un enjeu de santé majeur. Près de 12 millions utilise la voie intraveineuse et sont confrontés à des risques d’infection par des virus tels le VIH ou l’hépatite C. Ces consommateurs à haut risque sont près de 1,3 millions en Europe. Seuls 50% d’entre eux ont accès à un traitement et ceci avec une forte hétérogénéité d’un pays à l’autre, entre villes et territoires ruraux, et en fonction des populations concernées (femmes, mineurs, etc.). L’obstacle majeur est le besoin d’obtention d’une autorisation préalable et ce alors que les bénéfices de ces traitements ont clairement été démontrés. La facilitation de l’accès à ces médicaments agonistes opioïdes est une recommandation de l’OMS et fait partie du Plan d’action anti-drogue de l’UE pour 2017-2020. En particulier, deux médicaments sont considérés comme essentiels : la méthadone et la buprenorphine. Ainsi le rapport rédigé par un groupe d’experts de la santé et du droit invite les pays à adapter leurs législations au regard de 4 recommandations : (1) la délivrance des médicaments agonistes opioïdes sans autorisation préalable ; (2) la suppression des barrières financières d’accès à ces soins ; (3) la mise en place d’une instance nationale consultative de suivi ; (4) l’utilisation d’une terminologie neutre, précise et respectueuse. Toutes ces actions ont pour objectif un accès aux soins de santé équitable et en temps opportun, en accord avec l’approche fondée sur les droits de l’homme préconisée par le Groupe Pompidou.

 Groupe Pompidou