Focus

Traitements agonistes opioïdes, principes directeurs pour les législations et règlementations

Avec près de 35 millions de consommateurs d’opioïdes à travers le monde, l’accès aux médicaments agonistes opioïdes est un enjeu de santé majeur. Près de 12 millions utilise la voie intraveineuse et sont confrontés à des risques d’infection par des virus tels le VIH ou l’hépatite C. Ces consommateurs à haut risque sont près de 1,3 millions en Europe. Seuls 50% d’entre eux ont accès à un traitement et ceci avec une forte hétérogénéité d’un pays à l’autre, entre villes et territoires ruraux, et en fonction des populations concernées (femmes, mineurs, etc.). L’obstacle majeur est le besoin d’obtention d’une autorisation préalable et ce alors que les bénéfices de ces traitements ont clairement été démontrés. La facilitation de l’accès à ces médicaments agonistes opioïdes est une recommandation de l’OMS et fait partie du Plan d’action anti-drogue de l’UE pour 2017-2020. En particulier, deux médicaments sont considérés comme essentiels : la méthadone et la buprenorphine. Ainsi le rapport rédigé par un groupe d’experts de la santé et du droit invite les pays à adapter leurs législations au regard de 4 recommandations :

  • la délivrance des médicaments agonistes opioïdes sans autorisation préalable ;
  • la suppression des barrières financières d’accès à ces soins ;
  • la mise en place d’une instance nationale consultative de suivi ;
  • l’utilisation d’une terminologie neutre, précise et respectueuse. Toutes ces actions ont pour objectif un accès aux soins de santé équitable et en temps opportun, en accord avec l’approche fondée sur les droits de l’homme préconisée par le Groupe Pompidou.
     
  • Traitements agonistes opioïdes principes directeurs pour les législations et réglementations P-PG_2017_15
Nouvelle brochure Nouvelle brochure
criminal justice and drug policy

Justice pénale et politiques drogues

Le Groupe Pompidou travaille en étroite collaboration avec les décideurs et les praticiens en matière de politiques de drogues nationales, afin de développer dans ce domaine des stratégies et des outils axés sur l’amélioration de la santé et des droits de l’homme dans les systèmes de justice pénale. Ces stratégies et outils comprennent des interventions contribuant à réduire la criminalité, la surpopulation carcérale et la stigmatisation des toxicomanes.

La brochure «Justice pénale et politiques drogues» présente le travail du Programme «Justice pénale et prisons» du Groupe Pompidou, en donnant la parole aux experts et aux personnes ayant survécu à la toxicomanie et ayant connu des difficultés en prison.

 Groupe Pompidou