Cette activité invite les participants à examiner différents exemples de violence fondée sur le genre et à discuter des conséquences qui en découlent pour les personnes visées et pour la société dans son ensemble.
Complexité : Niveau 2 | Durée : 60 minutes | Taille du groupe : 8 à 30
  • Diminuer la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Imprimer la page
  • Imprimer en PDF

Complexité : Niveau 2


Durée : 60 minutes


Taille du groupe : 8 à 30


Télécharger le document à distribuer



Télécharger l'activité

« Le comportement humain découle de trois sources principales : le désir, l’émotion et la connaissance. »
Platon

Objectifs

  • Comprendre le sens de la violence fondée sur le genre et savoir reconnaître ses différentes expressions 
  • Discuter de l’impact de la violence fondée sur le genre sur les personnes visées et sur la société dans son ensemble
  • Examiner la question de la responsabilité personnelle dans les cas de violence fondée sur le genre

Matériels

  • Copies des histoires (une par groupe)
  • Tableau à feuilles mobiles

Préparation

Faites des copies des histoires qui se trouvent dans le document à distribuer. Préparez deux feuilles de tableau avec les titres « Conséquences pour les victimes » et « Conséquences pour la société ». Vous pouvez également lire la section Les types de violence fondée sur le genre de ce site, où sont décrits les différents types de violence fondée sur le genre.


Instructions

1) Demandez aux participants s’ils ont déjà entendu parler de la violence fondée sur le genre. Discutez-en brièvement avec eux, en explorant les différentes expressions de cette forme de violence. Vous pouvez également leur donner une définition de la violence fondée sur le genre. 

2) Expliquez aux participants qu’ils vont travailler en petits groupes de quatre à cinq personnes pour discuter d’une brève histoire. Ils devront lire le texte et répondre aux questions à la fin. Distribuez une histoire à chaque groupe et donnez-leur environ 20 minutes pour examiner les situations présentées.

3) Une fois cette partie du travail terminée, demandez aux groupes de se réunir et de présenter leurs réponses aux questions. Ils devront commencer par lire l’histoire à haute voix. Invitez les autres groupes à commenter les réponses de chacun. Si les groupes ne sont pas certains du type de violence fondée sur le genre illustré par l’histoire, vous devrez peut-être apporter vous-même la réponse.

4) Lorsque les groupes exposent leurs réponses aux questions sur l’impact de la violence sur les victimes et sur la société, notez-les sur le tableau. Après chaque présentation, lisez les réponses résumées à l’ensemble du groupe et demandez-leur s’ils souhaitent ajouter ou modifier quelque chose.

Débriefing et évaluation

Commencez par recueillir les impressions générales des participants au sujet de l’activité, puis discutez des conséquences de la violence fondée sur le genre et de ce que les participants peuvent faire pour la prévenir.

  • Que pensez-vous de l’activité ? Qu’avez-vous ressenti en la faisant ? 
  • Aviez-vous entendu parler des différents types de violence fondée sur le genre présentés dans les histoires ? Y avait-il quelque chose de surprenant pour vous ?
  • Y avait-il des points communs entre les réponses des différents groupes à l’impact de la violence sexiste ?
  • Pourquoi la violence fondée sur le genre a-t-elle des conséquences pour l’ensemble de la société ?
  • Quelles sont les causes de la violence fondée sur le genre ? Qui est à blâmer ?
  • Quels sont les droits humains violés en cas de violence fondée sur le genre ?
  • Que peut-on faire pour mettre fin à cette violence et qui peut contribuer à un tel changement ?
  • Que pouvez-vous faire pour prévenir ce type de violence et comment pouvons-nous tous agir contre elle ?

Conseils pour l’animation

Cette activité est inspirée d’une activité présentée dans Connexions, intitulée « Comprendre le discours de haine ». Les histoires proposées sont faciles à modifier et les animateurs sont encouragés à les adapter au contexte local, le cas échéant. Certains récits comprennent plus d’un type de violence (par exemple, l’histoire n° 4 - violence verbale, discours de haine, violence physique, crime motivé par la haine).

Faites attention à cela lorsque vous expliquez les types de violence : très souvent, différents types de violence se produisent ensemble, en même temps. Essayez également d’aborder la question de l’intersectionnalité, c’est-à-dire lorsqu’une personne souffre de violence et de discrimination pour des motifs multiples, comme dans la première histoire (genre et handicap). 

Les participants ne sont délibérément pas initiés aux différents types de violence fondée sur le genre au début de l’activité : les discussions visent à explorer ce qu’ils savent déjà sur le sujet. Si vous pensez que ce sera trop difficile pour les participants, vous pouvez dresser une liste des différents types de violence fondée sur le genre sur le tableau à feuilles mobiles et leur présenter avant qu’ils ne travaillent sur les histoires. 

Dans cette activité, nous utilisons le mot « victime », qui a une connotation négative. Certaines personnes préfèrent utiliser d’autres termes, tels que : personne visée par la violence ou affectée par la violence. Toutefois, le mot « victime » est employé dans un certain nombre d’instruments internationaux relatifs aux droits humains, par exemple dans la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Le rapport explicatif à la Convention précise : « Le terme de «victime» désigne à la fois les victimes de violence à l’égard des femmes et les victimes de violence domestique, telles que respectivement définies à l’article 3 (a) et l’article 3 (b). Tandis que seules les femmes, y compris les filles, peuvent être victimes de violence à l’égard des femmes, les victimes de violence domestique peuvent comprendre les hommes, les femmes et les enfants. »

Veillez à souligner que la seule personne responsable de la violence est l’auteur de la violence. Ce n’est jamais la faute de la victime !


Suggestions de suivi

Si vous voulez approfondir la question de la violence dans les relations, vous pouvez essayer l’activité « L’histoire de Kati ». La violence dans les jeux en ligne est abordée dans l’activité « Changeons les règles du jeu », de Connexions, dans laquelle les participants conçoivent une petite campagne contre le sexisme dans les jeux en ligne. Vous pouvez aussi approfondir le thème de la violence économique à l’aide d’une activité de Repères intitulée « Des salaires différents ». Il s’agit d’une activité de simulation visant à confronter les participants aux réalités du marché du travail en abordant des questions telles que l’inégalité des salaires à travail égal, la discrimination sur le lieu de travail et les politiques de bas salaires pour les jeunes travailleurs. 

Vous pouvez aussi exposer des points clés de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Vous en trouverez une version abrégée dans la section Ressources de ce site web. 


Idées d’action

Sur la base des réponses fournies par les participants à la dernière question du débriefing, demandez-leur ce qu’ils aimeraient faire en tant que groupe pour prévenir ou agir contre la violence fondée sur le genre. Élaborez ensemble un plan d’action, puis mettez-le en oeuvre.