L'utilisation croissante des technologies de l'information et de la communication (TIC) par les enfants a créé de nouvelles opportunités pour les délinquants sexuels de cibler et de nuire aux enfants.
Dans le prolongement du soutien apporté aux autorités mauriciennes dans la lutte contre l'Exploitation et les Abus Sexuels des Enfants en Ligne (OCSEA) par le biais d'exercices de renforcement des capacités, une formation de cinq jours sur l'utilisation de la technologie, fournie par la Child Rescue Coalition aux organismes chargés de l'application de la loi, a été organisée à Maurice par le bureau du procureur général, en coopération avec le Conseil de l'Europe et la délégation de l'Union Européenne. 22 représentants des forces de police directement impliquées dans le suivi, l'enquête et la poursuite des délits liés à l'OCSEA ont participé à cet événement. Une session d'une demi-journée a également été organisée pour les représentants du bureau du procureur général et du bureau du directeur des poursuites pénales. La séance d'ouverture a été prononcée par M. Rajeshsharma Ramloll, Solliciteur général de Maurice, Mme Florence Van Houte, Chef d'équipe, Délégation de l'Union Européenne auprès de la République de Maurice et de la République des Seychelles, M. Rajkumar Baungally, Solliciteur général adjoint de Maurice et DPS Yaneize Aukauloo, membre de l'unité de lutte contre la cybercriminalité de la police mauricienne. M. Maneesh Gobin, procureur général de l'île Maurice, s'est adressé à l'auditoire pour conclure.
La formation s'est concentrée sur l'acquisition par les forces de l'ordre des compétences nécessaires à l'utilisation du système de protection de l'enfance. La formation s'est concentrée sur des études de cas et sur l'utilisation pratique de cet outil pour générer des téléchargements de preuves, ainsi que pour gérer des bibliothèques locales d'images d'abus sexuels d'enfants et enrichir la base de données mondiale. Cet exercice a permis aux participants de développer les compétences nécessaires pour mener des enquêtes efficaces dans le cadre de l'OCSEA et pour gérer les délinquants. En outre, les agents formés ont obtenu un accès permanent au système de protection de l'enfance.
Par le biais des projets Octopus et GLACY+, le Conseil de l'Europe continuera d'apporter son soutien à l'île Maurice pour renforcer les capacités et les compétences des acteurs concernés, conformément aux meilleures pratiques internationales basées sur la Convention sur la cybercriminalité et la Convention de Lanzarote pour la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels, en tant que normes mondiales.
Le Conseil de l'Europe remercie les donateurs pour leurs contributions volontaires au projet Octopus.
Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest)
Page web du projet GLACY+
Page web du projet Octopus
Page web du bureau du procureur général de Maurice (disponible en anglais uniquement)
Page web du bureau du directeur des poursuites pénales de Maurice (disponible en anglais uniquement)
Page web de la délégation de l'Union Européenne en la République de Maurice
Page web de la Child Rescue Coalition (disponible en anglais uniquement)
