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Vue d’ensemble


Les données disponibles suggèrent qu’environ un enfant sur cinq en Europe serait victime de violences sexuelles, sous une forme ou une autre. On estime que dans 70 à 85 % des cas, l’auteur des violences est quelqu’un que la victime connaît et en qui elle a confiance. Les violences sexuelles à l’égard des enfants peuvent se manifester sous de nombreuses formes : inceste, pornographie, prostitution, traite, corruption, sollicitation par le biais d’Internet et agressions par les pairs

La violence sexuelle à l’égard des enfants existe dans tous les pays d’Europe mais, en raison de nombreux obstacles, il est difficile d’obtenir une image précise de son ampleur, de sa gravité et de sa nature.

La plupart des cas ne sont pas signalés, ou plusieurs années peuvent passer avant qu’ils le soient, il est difficile d’obtenir des statistiques fiables et il n’existe pas de méthode coordonnée et standardisée de collecte des données.

Les chercheurs ont procédé à de nombreuses études, mais celles-ci varient dans leurs définitions et leurs méthodologies, rendant difficiles ou impossibles des comparaisons croisées. En outre, rares sont les études à être reprises ultérieurement, ce qui permettrait pourtant de dessiner une évolution des tendances et, pour les Etats, de réagir à un stade précoce. Les chiffres dont nous disposons sont des chiffres indirects basés sur des études menées auprès de larges populations types.

Disposer de données précises et empiriques grâce auxquelles élaborer des politiques judicieuses, fondées sur des risques et besoins réels, améliorerait grandement les stratégies de protection et de prévention, notamment concernant la qualité et l’étendue des services offerts aux enfants victimes et à leurs familles.

Les enfants ayant subi des abus diffèrent par leur âge, leur mode de vie et leur réaction au traumatisme ; ils ont besoin de thérapies et de traitements spécialisés pour les amener à la guérison.

Des données plus fiables permettraient aussi de repérer des groupes d’enfants particulièrement vulnérables et d’aider les Etats à réagir plus en amont grâce à des campagnes d’information et de protection. Une meilleure connaissances des antécédents familiaux des agresseurs faciliterait aussi la mise en place de politiques de prévention visant les causes premières de la violence sexuelle.

Pour en savoir plus sur les mesures européennes récentes mises en place pour la collecte des données, cliquez ici.