« Nous nous réunissons à un moment crucial pour la démocratie en Europe et au-delà. Cette discussion s’inscrit dans la vision plus large du Nouveau pacte démocratique pour l’Europe du Conseil de l’Europe — une vision qui découle des défis de notre époque et de la responsabilité que nous partageons pour y faire face », a déclaré Marta Cartabia, présidente de la Commission de Venise, lors de l’ouverture du débat conjoint sur le statut et les droits des observateurs électoraux nationaux et internationaux, à Paris le 28 avril 2026.
« Les élections comptent », a souligné la présidente Cartabia. « Elles sont au cœur de toute démocratie ». La démocratie repose sur la confiance et l’observation électorale renforce cette confiance démocratique.
Les citoyens ont droit à des élections libres et équitables, mais aussi à savoir si la volonté des électeurs a été préservée et si elle se reflète véritablement dans les résultats électoraux. « L’observation électorale est un instrument puissant pour maintenir, renouveler et reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions politiques », a-t-elle insisté. « Elle sert à la fois de moyen de dissuasion contre les irrégularités et de catalyseur pour une participation citoyenne plus dynamique. » « Les observateurs électoraux contribuent également à la protection d’un large éventail de droits fondamentaux essentiels à des élections démocratiques : le droit de vote et d’éligibilité, la participation aux affaires publiques, les libertés d’expression, de réunion et d’association, ainsi que le droit à une protection égale et à un recours effectif »
Les observateurs électoraux sont à la fois les gardiens de l’intégrité électorale et de la démocratie, et des défenseurs des droits humains.
« Une observation électorale indépendante et professionnelle est dans l’intérêt du public, mais aussi des gouvernements démocratiques, des organes de gestion électorale et de tous les candidats publics. Elle est dans l’intérêt de la démocratie. La force de nos démocraties dépend de la détermination de notre action collective », a-t-elle conclu.
Petra Bayr, la présidente de l’Assemblée parlementaire, et Gunn Marit Helgesen, la présidente du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, ont également prononcé des discours d’ouverture.
Ce débat a été organisé conjointement par l’Assemblée parlementaire, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux et la Commission de Venise du Conseil de l’Europe, dans le cadre du Nouveau pacte démocratique pour l’Europe.
Liens:
- Discours complet de la Présidente de la Commission de Venise
- News sur le discours d'ouverture de la Présidente du Congrès
- News sur le discours d'ouverture de la Présidente de l'APCE
- La page Web du débat conjoint

