Je regrette d'apprendre la décision du Président des États-Unis d'Amérique d'engager la procédure de retrait de la Commission européenne pour la démocratie par le droit.
Les États-Unis sont devenus membre à part entière de la Commission de Venise en avril 2013, à leur demande, après avoir été un État observateur depuis 1991. Au cours de ces années, les membres américains ont contribué, aux côtés des 60 autres membres européens et non européens de la Commission, à faire progresser la « démocratie par le droit » : à savoir le processus par lequel des gouvernements démocratiquement élus favorisent le bien-être social et économique de tous et protègent les droits individuels sans discrimination, sous l'égide de la prééminence du droit.
La Commission de Venise a aidé de nombreux États à adopter des réformes constitutionnelles et législatives visant à défendre les valeurs de la démocratie, des droits humains et de la prééminence du droit, dans le plein respect des principes de souveraineté nationale et de pluralisme constitutionnel. La Commission de Venise accorde une grande importance aux contextes historiques, politiques et culturels spécifiques de ses États membres et en tient compte dans l'élaboration des standards communs qui guident ses travaux.
La perte des États-Unis comme membre priverait la Commission d'une perspective et d'une expérience précieuses. La Commission de Venise reste ouverte à la reprise de sa collaboration avec les États-Unis pour soutenir les valeurs communes de la démocratie, des droits humains et de la prééminence du droit.

