Promouvoir l’égalité de genre, pilier des droits humains
L’égalité de genre est une pierre angulaire de la démocratie. Pourtant, malgré tous les efforts déployés pour garantir l’égalité de droits entre les femmes et les hommes, des disparités persistent, notamment en ce qui concerne les pouvoirs de décision, les niveaux de rémunération et l’accès aux services et aux opportunités.
Une femme sur trois est victime de violences fondées sur le genre au cours de sa vie, c’est-à-dire de violences dont elle est victime du simple fait d’être une femme, telles que les violences physiques, psychologiques et sexuelles. De plus, les femmes assument encore la majeure partie des responsabilités familiales et des tâches domestiques non rémunérées, ce qui entrave leur indépendance financière. Les crises économiques, les conflits et le changement climatique ont par ailleurs des répercussions plus marquées pour les femmes et les filles, en particulier pour celles qui appartiennent à des minorités ou à d’autres groupes vulnérables.
Il reste encore beaucoup à faire pour mettre fin au sexisme, à la discrimination et à la violence à l’égard des femmes et des filles – objectif que le Conseil de l’Europe poursuit à tous les niveaux.
Priorités du Conseil de l’Europe en matière d’égalité de genre
Éradiquer la violence à l’égard des femmes, notamment par la Convention d’Istanbul, traité complet visant à mettre un terme à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et de violence domestique.
Mener des campagnes et organiser des formations pour s’assurer que les gens ont conscience des inégalités de genre, de ce qu’elles signifient et de ce qui peut être fait pour y remédier.
La plupart des États membres du Conseil de l’Europe sont tenus, en vertu de la Convention d’Istanbul, de prévenir et de combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Deux organes évaluent la manière dont les Parties mettent en œuvre la Convention et, ensemble, forment le mécanisme de suivi de la Convention d’Istanbul. Il s’agit, d’une part, du Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO), composé d’expert·es indépendants et, d’autre part, du Comité des Parties, qui réunit des représentant·es de toutes les Parties tenues de respecter la Convention.
Les projets de coopérationfournissent des orientations aux États pour les accompagner dans l’élaboration de politiques et de législations et favoriser l’apprentissage mutuel et le partage des bonnes pratiques internationales, afin de garantir aux femmes l’exercice de leurs droits fondamentaux et une vie sans violence.
La Cour européenne des droits de l’homme a rendu de nombreux arrêts importants qui renforcent la protection des droits fondamentaux des femmes. Bon nombre d’affaires concernent le viol et la violence domestique, tandis que d’autres portent sur l’esclavage et le travail forcé, le congé parental et l’allocation de congé parental, ou encore les droits reproductifs et la stérilisation forcée.
Zoom sur les travaux du Conseil de l’Europe concernant l’égalité de genre
Lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique
La Convention d’Istanbul est l’instrument juridique emblématique du Conseil de l’Europe pour la protection des droits des femmes. En vertu de cette convention, les États sont tenus de prendre des mesures pour prévenir la violence à l’égard des femmes, aider les victimes, poursuivre les auteurs de violence et coordonner l’action menée en la matière.
Construire des sociétés sans sexisme
Une recommandation du Comité des ministres intitulée « Prévention et lutte contre le sexisme » donne aux États membres les outils nécessaires pour lutter de manière effective contre le sexisme sur le lieu de travail, dans le secteur public, dans les domaines de la justice, de l’éducation, de la culture et du sport ou encore dans la sphère privée.
Protéger les droits des femmes et des filles migrantes
L’égalité de genre, une question qui concerne tout le monde
Le Conseil de l’Europe a joué un rôle déterminant dans le développement du concept d’intégration de la dimension du genre, qui désigne une approche de l’élaboration des politiques tenant compte des intérêts et des préoccupations des femmes comme des hommes. L’intégration de la dimension de genre sert désormais à veiller à ce que toutes les actions du Conseil de l’Europe soient conçues de manière à contribuer à l’égalité de genre. Un bref cours pratique sur le sujet est mis à disposition gratuitement.
Quels enjeux pour les hommes et les garçons ?
Les hommes et les garçons peuvent eux aussi subir les conséquences négatives des inégalités de genre, des normes et des stéréotypes susceptibles de limiter les opportunités qui s’offrent à eux dans la vie publique et privée, ainsi que de certains codes de masculinité. Les hommes et les garçons ont également un rôle majeur à jouer en tant qu’acteurs du changement et dans l’élimination des inégalités fondées sur le genre et de la violence à l’égard des femmes.