La cybercriminalité est un phénomène transnational complexe et en constante évolution qui représente une menace importante pour les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit, ainsi que pour la sécurité nationale et internationale. Cela vaut également pour l'Asie du Sud-Est, où les types de cybercriminalité les plus courants ces dernières années comprenaient les cyberescroqueries, les campagnes de compromission des e-mails professionnels, l'interception de données du commerce électronique, le crimeware-as-a-service, le cryptojacking ainsi que l'exploitation et les abus sexuels d'enfants en ligne (OCSEA), des tendances qui se sont encore exacerbées pendant la pandémie de COVID-19.
Afin de renforcer la lutte contre la cybercriminalité et de relever les défis liés aux preuves électroniques, un atelier régional a été organisé par le Bureau du procureur général de Thaïlande en coopération avec le Conseil de l’Europe dans le cadre du projet Octopus, avec le soutien financier du gouvernement japonais, dans le but de favoriser une meilleure compréhension des efforts, des priorités et des défis régionaux et nationaux.
L'événement a réuni plus de 50 représentants de la justice pénale de sept pays, outre la Thaïlande : le Brunei Darussalam, le Japon, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour et le Vietnam, ainsi que des représentants d'INTERPOL, de l'ONUDC, du PNUD (JIN – Judicial Integrity Network), du ministère américain de la Justice (DOJ), de l'ASEANAPOL et d'ECPAT. Tous les participants ont reconnu l’importance pour les autorités de justice pénale de disposer d’outils tant législatifs que techniques afin de renforcer les pouvoirs d’enquête et la collecte de preuves électroniques, la Convention de Budapest sur la cybercriminalité et le mécanisme de coopération internationale prévu par ce traité en étant les meilleurs exemples.
Le Bureau du programme sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe (C-PROC) collabore depuis plus de 10 ans avec les autorités de justice pénale du monde entier pour renforcer les capacités juridiques et techniques dans les domaines de la cybercriminalité et des preuves électroniques, ayant mis en œuvre plus de 2 000 activités dans le cadre de ses projets.
Le Conseil de l’Europe remercie chaleureusement le Japon pour sa contribution volontaire en faveur d’un volet d’activités dédié à l’Asie du Sud-Est par le biais du projet Octopus.
*Cette actualité a été traduite par DeepL
- Page web du projet Octopus
- Convention du Conseil de l'Europe sur la cybercriminalité (Convention de Budapest)
- Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels Convention de Lanzarote
- Bureau du procureur général du Royaume de Thaïlande Bureau du procureur général de Thaïlande
