Le Bureau du greffier en chef de Malaisie et le Bureau du procureur général de Malaisie, avec le soutien du Projet Octopus du Conseil de l'Europe, ont organisé une formation judiciaire sur la cybercriminalité et les preuves électroniques. La formation comprend deux modules standard – d'initiation et avancé – complétés par un module sur les compétences relationnelles afin de fournir aux formateurs les connaissances nécessaires en matière de méthodologie de formation des adultes.
Au cours de la session d'apprentissage initiale de quatre jours, qui s'est déroulée du 10 au 13 décembre 2024, des experts internationaux en la matière ont présenté aux participants – 20 juges, magistrats et procureurs de Malaisie – le cadre de la Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest), ainsi que les notions fondamentales relatives à Internet, à la cybercriminalité et aux preuves électroniques.
Le module consacré aux compétences non techniques clôturera la première semaine, l’objectif étant de mener à bien cette formation d’introduction en dotant les futurs formateurs du niveau de connaissances de base nécessaire pour dispenser leurs propres sessions de formation.
En outre, le module avancé suivra la semaine prochaine sur la base des supports consolidés élaborés par le Conseil de l’Europe et adaptés au contexte local.
L'approche du Conseil de l'Europe en matière de formation judiciaire consiste à donner aux pays les moyens d'élaborer leurs propres programmes et de constituer un vivier de formateurs locaux capables de les mettre en œuvre. Compte tenu de la nature transfrontalière des infractions de cybercriminalité et des preuves électroniques, il est essentiel que les juges, les magistrats et les procureurs maîtrisent parfaitement le traitement des preuves électroniques en vue d'enquêter sur les affaires de cybercriminalité et de statuer sur celles-ci.
Le Conseil de l’Europe est prêt à continuer de soutenir ces efforts de collaboration, notamment en ce qui concerne l’harmonisation des cadres juridiques relatifs à la cybercriminalité et aux preuves électroniques dans les pays d’Asie du Sud-Est, conformément aux normes internationales.
Le Conseil de l’Europe remercie chaleureusement les gouvernements du Japon et des États-Unis pour leurs contributions volontaires au projet Octopus en faveur des pays d’Asie du Sud-Est.
Octopus Project page web
Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest)
