Les 15 et 16 septembre 2026, à la suite de la ratification par la Hongrie, en février de cette année, du Deuxième Protocole additionnel à la Convention de Budapest (2e PA), le projet CyberSPEX, initiative conjointe de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, a organisé une formation destinée au Bureau du Procureur général et aux autorités compétentes au titre du Deuxième Protocole additionnel en Hongrie. L’événement a réuni 88 praticiens du Bureau du Procureur général, des parquets régionaux et d’autres autorités hongroises désignées, ainsi que des agents du Conseil de l’Europe, afin de renforcer leur compréhension opérationnelle des nouvelles normes de coopération internationale prévues par le Protocole.
Servant de projet pilote pour le cours modèle de formation au 2e PA élaboré dans le cadre du projet CyberSPEX, cette formation visait à faciliter la mise en œuvre du Protocole et à établir une référence pour les futurs cours qui pourront être dispensés dans toutes les Parties au Protocole. L’événement avait été précédé d’un cours introductif systématique en ligne consacré aux dispositions opérationnelles du Deuxième Protocole additionnel, dispensé via CYBOX, qui avait permis d’établir une base commune pour les sessions en présentiel. Les ateliers ont porté sur la désignation et la formation des autorités appelées à être déclarées en vertu des articles clés suivants : articles 6.6, 7.5, 8.10, 14.7.c et 14.10.b du Deuxième Protocole additionnel. La partie centrale du programme était consacrée à des exercices pratiques de simulation portant sur les mécanismes de coopération directe et les procédures d’urgence. Les autorités hongroises ont traité des scénarios nécessitant une coopération transfrontière avec des fournisseurs de services ainsi que la mise en œuvre de mesures d’urgence.
Les discussions ont mis en évidence les difficultés liées à l’articulation du Protocole avec les pratiques nationales et le cadre juridique plus large de l’Union européenne, ainsi que l’importance de mettre en place une approche durable en matière de formation continue et de coopération entre praticiens.
Cette activité aide non seulement la Hongrie à s’acquitter de ses obligations en tant que nouvel État partie au Deuxième Protocole additionnel, mais constitue également un modèle concret pour les futures activités de renforcement des capacités.
