La Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ), en partenariat avec le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire et l’Institut Supérieur de la Magistrature du Maroc, a organisé, les 23 et 24 juin, une formation sur la gestion des tribunaux et le leadership judiciaire à destination des magistrates exerçant ou appelées à exercer des fonctions de responsabilité judiciaire.
Quatre-vingt-dix participantes ont ainsi bénéficié de cette session visant à identifier les diverses missions de gestion d’un tribunal, ainsi qu’à préciser les compétences et le savoir-être nécessaires aux responsables judiciaires. La formation a notamment traité de la gestion des rapports humains dans les juridictions, ainsi que de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Enfin, les outils permettant une bonne gestion d’une juridiction ont été passés en revue, tels que la conduite du changement, la communication, la gestion de crise ou encore l’utilisation de données statistiques.
Renforcer l’accès des femmes magistrates aux postes de responsabilité judiciaire s’inscrit dans la politique menée par les autorités judiciaires marocaines, qui appelle à une magistrature plus représentative, plus inclusive et ancrée dans les réalités sociales marocaines.
Les participantes ont bénéficié de l’expertise de deux formatrices de l’École Nationale de la Magistrature française, Joëlle Munier, inspectrice générale de la justice, et Agnès Boissinot, présidente du tribunal judiciaire de Châteauroux, et au niveau national, de Hajiba Boukhari, présidente du tribunal de commerce de Fès, de Rajae El Mrahi, cheffe du département des affaires juridiques au CSPJ, et de Karim Ait Bella, procureur du Roi près du tribunal de première instance de Kénitra. Ce panel d’intervenants a permis un dialogue riche d’expériences croisées européennes et marocaines.
La formation a été ouverte par M'hammed Abdenabaoui, président délégué du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, Hicham Balaoui, président du ministère public, Daniele Dotto, chef de délégation adjoint de l’Union européenne, et, à distance, Carmen Morte-Gomez, cheffe du bureau du Conseil de l’Europe à Rabat.

