Aujourd’hui, 16 juin, à Strasbourg, Aline Kunz, membre représentant la Suisse au sein du Comité d’experts de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, a participé à la deuxième journée de l’Open Innovation Dialogue Hub (15-16 juin 2026). Cet événement a réuni des décideurs politiques européens, des chercheurs et des institutions culturelles afin de promouvoir l’innovation ouverte comme voie vers une véritable souveraineté numérique pour l’Europe. Cette initiative, organisée par le Microsoft Open Innovation Centre, le Conseil de l’Europe et GitHub, s’est déroulée pendant la session plénière du Parlement européen à Strasbourg, dans le but de promouvoir l’innovation ouverte et de renforcer la culture et les langues grâce à l’intelligence artificielle.
L’ambition était de placer les langues, les cultures et les communautés européennes au cœur de l’ère de l’IA, plutôt qu’en marge de celle-ci, en réunissant les bénéficiaires de subventions LINGUA, des décideurs politiques, des institutions culturelles et des innovateurs de toute l’Europe pour deux jours de discussions, de présentations et d’annonces.
La réunion a été ouverte par Alain Berset, secrétaire général du Conseil de l’Europe, et Burton Davis, vice-président et directeur juridique adjoint de Microsoft. Dans son discours d’ouverture, Alain Berset a souligné l’importance de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et a insisté sur le fait que « lorsque les institutions publiques, le monde universitaire, la société civile et le secteur privé travaillent ensemble, l’IA peut devenir un outil d’inclusion. C’est une question de décision collective : ce que nous faisons de ces outils. Elle peut protéger et renforcer notre diversité linguistique, au lieu de faire taire des voix diverses. »
Aline Kunz a participé en tant qu’intervenante à une session consacrée à l’IA et à la souveraineté linguistique en Europe, qui a abordé des questions telles que la manière dont l’Europe peut développer une IA fonctionnant efficacement dans ses nombreuses langues, y compris ses centaines de langues régionales et minoritaires ; l’importance des modèles ouverts et des ensembles de données publics ; et le rôle des institutions dans la sauvegarde de la diversité linguistique européenne. Dans son intervention, Aline Kunz a souligné le message suivant : « lorsqu’une langue minoritaire est pleinement intégrée aux outils numériques de la vie quotidienne, son prestige s’accroît et elle se transmet naturellement à la génération suivante. C’est la preuve ultime que la technologie est devenue le bouclier, plutôt que l’ennemi, de la diversité linguistique de l’Europe. »


