Le Ministère de la justice, des droits de l'homme et de la promotion civique du Burkina Faso a organisé, avec le soutien du Conseil de l'Europe, dans le cadre du projet GLACY+, un atelier pour élaborer un projet de loi sur la cybercriminalité et les preuves électroniques.
Le but de cette activité était d'élaborer et d'harmoniser la législation nationale du Burkina Faso avec la Convention de Budapest sur la cybercriminalité dans le respect des droits de l'homme et des principes de l’état de droit, ainsi que de normes de protection des données.
L'atelier a réuni pendant quatre jours une vingtaine de spécialistes dans le domaine des technologies de l'information, des secteurs public et privé, ainsi que des membres de la communauté académique et de la recherche avec la mission principale d'évaluer le cadre juridique existant pour déceler les insuffisances et les vides juridiques et d’élaborer un projet de loi sur la cybercriminalité qui traite toutes les particularités dans ce domaine.
Soulignant l'importance de mettre en place un arsenal juridique approprié, le ministre en charge de la justice a Burkina Faso, René Bagoro, a noté dans son discours d'ouverture de l'atelier:
Notre pays a, certes, depuis la réforme du code pénal de 2004, prévu et puni des infractions en matière informatique […], mais il faut reconnaître tout de suite que ces textes se sont montrés insuffisants à réprimer les abus et autres violations des droits fondamentaux dont le cyberespace constitue le champ d’action.