Le Conseil de l'Europe et Team Cymru ont organisé pour la cinquième fois la Conférence sur l'économie souterraine dans les locaux du Conseil de l'Europe, à Strasbourg (France), du 1er au 4 septembre 2025. L'édition de cette année a réuni quelque 600 experts issus de 77 pays, représentant les services répressifs, la communauté de la cybersécurité, les professionnels du secteur privé, les services financiers et le monde universitaire du monde entier, qui ont participé à des ateliers thématiques et à des discussions de cas concrets.
S'exprimant lors de l'ouverture, le directeur général des droits de l'homme et de l'État de droit du Conseil de l'Europe a souligné le partenariat solide avec Team Cymru et l'importance de favoriser le dialogue entre les forces de l'ordre, le secteur privé, les experts en cybersécurité et le monde universitaire. Il a souligné que la cybercriminalité est devenue une menace transversale qui affecte les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, ce qui réaffirme le rôle central de la Convention sur la cybercriminalité (Convention de Budapest) et de son deuxième protocole additionnel. Ces instruments fournissent le cadre juridique international nécessaire pour relever les nouveaux défis tels que les preuves électroniques, l’IA, les actifs virtuels et la cyberviolence, tout en garantissant la protection des droits de l’homme.
La conférence s’est concentrée sur le paysage mondial des menaces et le rôle des réseaux de coopération, soulignant le besoin croissant d’une collaboration transfrontalière. Plus de 86 ateliers, présentations et discussions de partage d’informations organisés par et pour les praticiens ont abordé des sujets clés tels que les tendances de la cybercriminalité, les techniques d’enquête innovantes, ainsi que les derniers outils et pratiques du secteur technologique.
Le Conseil de l’Europe a présenté aux participants sa mission en matière de cybercriminalité et sa contribution à l’effort mondial de lutte contre ce fléau, accompagnée d’un soutien au renforcement des capacités dans de nombreux pays et régions. Le projet CyberSEE a apporté sa contribution avec un volet dédié aux cryptomonnaies, comprenant des sessions sur les enquêtes relatives à la blockchain, les ransomwares, les fraudes à l’investissement, la coopération volontaire entre les plateformes d’échange de cryptomonnaies et les services répressifs, ainsi que les outils de première ligne destinés aux praticiens. Les grandes opérations internationales et les études de cas pratiques ont également été mises à l'honneur : l'opération PowerOFF, coordonnée par EUROPOL, a permis de démanteler des dizaines de services de DDoS à la demande grâce à des enquêtes coordonnées et fondées sur les données ; l'opération Kraken, menée par la police fédérale australienne, a frappé une plateforme de communication cryptée, entraînant de nombreuses arrestations et saisies de cryptomonnaies. Parmi les autres présentations figuraient Lumma Stealer Disruption, ciblant un écosystème mondial d’infostealers, l’opération Talent, démantelant des marchés clandestins comptant des millions d’utilisateurs, et Elrond Hack, au cours de laquelle les autorités ont réagi à un vol majeur de cryptomonnaies et ont réussi à récupérer la majorité des actifs volés.
Alors que le paysage mondial de la cybercriminalité continue de s’étendre, la conférence « Underground Economy » reste une plateforme dynamique pour la coopération mondiale contre la cybercriminalité. En réunissant des experts de divers secteurs et régions, l’événement a atteint son objectif principal : renforcer les partenariats public-privé et déclencher de nouvelles actions conjointes contre les cybercriminels.
**Cette actualité a été traduite par DeepL
