Une formation régionale destinée aux parquets sur la cybercriminalité et les preuves électroniques se tient du 5 au 7 novembre à Sigatoka (Fidji). Cet événement rassemble 30 participants issus des parquets des îles du Pacifique afin de partager leur expertise et leurs ressources au niveau régional, dans le but de renforcer collectivement la défense de leurs pays et d'atténuer les risques posés par les cybercriminels.
Cet événement est organisé par le Bureau du directeur des poursuites publiques (ODPP) des Fidji, en partenariat avec la Délégation de l'Union européenne pour le Pacifique, la Commission européenne par le biais de son instrument TAIEX,et le Bureau du programme sur la cybercriminalité du Conseil de l'Europe, dans le cadre des projets GLACY-e et Octopus.
Cet atelier est l'occasion de mieux comprendre les besoins et les défis auxquels sont confrontées les autorités de justice pénale lorsqu'elles traitent des affaires de cybercriminalité et des preuves électroniques. C'est également l'occasion pour les représentants des services judiciaires et du ministère public de discuter et d'identifier des programmes de formation judiciaire durables sur la cybercriminalité et les preuves électroniques.
Dans son allocution d'ouverture, l'honorable ministre de la Justice a déclaré que « les Fidji et le Pacifique ne sont pas à l'abri de la nature évolutive de la criminalité et des activités criminelles, une réalité qui est de plus en plus évidente à l'ère numérique. La criminalité qui, autrefois, affectait notre vie quotidienne au niveau local s'est désormais déplacée vers le cyberespace, créant des défis à l'échelle mondiale. »
« Ce programme offre une excellente occasion de partager nos expériences juridiques, nos défis et nos opportunités en tant que nations individuelles. La nature transnationale de la cybercriminalité rend essentiel le renforcement de notre coopération régionale et internationale. Les échanges de cette semaine ont le potentiel de renforcer non seulement vos capacités nationales, mais aussi nos capacités régionales », a ajouté l’honorable ministre.
Dans son allocution d’ouverture, le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne a souligné : « L’Union européenne s’engage à défendre un cyberespace ouvert, libre, stable et sûr comme le meilleur modèle pour soutenir la prospérité et le bien-être mondiaux, en résistant à la pression exercée par les États autoritaires en faveur de sa fragmentation. L’UE dispose d’un large éventail de programmes de renforcement des capacités à travers le monde, couvrant la cybersécurité, la lutte contre la cybercriminalité, la cyberdiplomatie et la cyberdéfense. C’est pourquoi nous sommes ravis de soutenir l’atelier régional sur la cybercriminalité, qui permettra aux participants de mettre en place des mécanismes de coopération, d’instaurer la confiance et d’acquérir les compétences nécessaires pour partager des données à des fins d’enquête et de poursuites, et d’avoir un impact tangible sur la réduction de la cybercriminalité dans la région ».
Le directeur par intérim du ministère public des Fidji a déclaré : « Internet fait désormais partie intégrante de nos vies tant professionnelles que personnelles et, si les avantages sont énormes, les risques le sont tout autant. Pour comprendre et endiguer cette menace croissante, nous devons nous doter des connaissances et de la compréhension nécessaires concernant la nature en constante évolution de ce type de criminalité afin de mener à bien les enquêtes et les poursuites. Cet atelier sera l’occasion de renforcer la compréhension mutuelle des besoins et des défis auxquels sont confrontées les autorités de justice pénale lorsqu’elles traitent des affaires de cybercriminalité et des preuves électroniques. Nous remercions nos partenaires de développement, en particulier la Délégation de l’Union européenne pour le Pacifique, la Commission européenne par le biais de son instrument TAIEX et le Bureau du programme sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe, à travers les projets GLACY-e et Octopus, pour cette initiative. »
Les procureurs généraux des îles du Pacifique, notamment des Îles Cook, des Fidji, de Kiribati, des Îles Marshall, du Samoa, des Îles Salomon, des Tonga et de Tuvalu, participent à cet atelier de trois jours, conçu pour garantir que les services de poursuite disposent des connaissances les plus récentes, ce qui est primordial dans la lutte contre la cybercriminalité.
*Cette actualité a été traduite par DeepL
Page web du projet GLACY-e
Page web du projet Octopus
Bureau du programme de lutte contre la cybercriminalité du Conseil de l'Europe
Délégation de l'Union européenne pour le Pacifique
