Dans l'affaire X c. Chypre, n° 40733/22, 27 février 2025, la Cour européenne des droits de l'homme a constaté d'importantes lacunes dans la réponse des autorités aux déclarations de la requérante selon lesquelles elle aurait été victime d'un viol en réunion par douze hommes alors qu'elle était en vacances à Chypre. Plutôt que d'adopter une approche sensible aux victimes, les autorités chargées de l'enquête et des poursuites avaient évalué la crédibilité de la requérante en se fondant sur des stéréotypes sexistes préjudiciables et des attitudes de culpabilisation de la victime, ce qui a abouti à des poursuites pénales contre la requérante pour fausse déclaration.
La Cour a constaté une violation procédurale des articles 3 et 8 de la CEDH en raison des nombreuses lacunes dans le traitement de l'affaire de la requérante. Elle a également fait référence au rapport d'évaluation de référence du GREVIO sur Chypre de 2022.
Communiqué de presse de la CEDH
La Convention d’Istanbul et la CEDH


