Les discussions ont porté principalement sur la situation des prisons centrales de Nicosie (NCP) et sur les mesures que le gouvernement entend prendre pour donner suite aux recommandations du Comité, telles qu’elles figurent dans le rapport sur la visite ad hoc d’avril 2025. La réunion a porté sur la surpopulation carcérale au sein des NCP et ses effets néfastes sur leur fonctionnement. Les questions relatives à la détention par la police chypriote ont également été abordées, en particulier en ce qui concerne les prévenus et les détenus condamnés maintenus dans les locaux de police pendant des périodes prolongées.
La délégation du CPT a rencontré Costas Fitiris, ministre de la Justice et de l’Ordre public, et Maria Shiali, directrice par intérim du Service pénitentiaire, ainsi que des responsables du ministère de la Justice et du Service pénitentiaire chypriote.
La délégation du CPT a également présenté les principaux points soulevés dans son rapport de visite de 2025 lors d’une table ronde réunissant des représentantes et représentants des ministères de la Justice, de l’Immigration et des Affaires sociales, ainsi que du bureau du procureur général, du commissaire à l’administration et à la protection des droits humains, ainsi que des responsables pénitentiaires et policiers, des avocats et des représentants d’organisations de la société civile. Cette conférence s’inscrivait dans le cadre d’un projet conjoint financé par le Conseil de l’Europe et l’Union européenne, visant à apporter un soutien technique pour des mécanismes nationaux de prévention plus efficaces et plus résilients.
À l’occasion de cette table ronde, la délégation du CPT s’est également entretenue avec Nicholas Ioannides, vice-ministre de l’Immigration, et Maria Stylianou-Lottides, commissaire à l’administration et à la protection des droits humains.
Le CPT était représenté par Alan Mitchell (président), Hugh Chetwynd, (secrétaire exécutif) et Francesca Gordon (conseillère, secrétariat du CPT).

