En ma qualité de Présidente de la Conférence des OING du Conseil de l'Europe, j'exprime une fois de plus mon souci concernant la situation de la militante des droits de l'homme Valentina Cherevatenko.
En juillet 2016, j'ai déjà appelé les autorités russes à retirer les accusations portées contre Mme Valentina Cherevatenko. Ma rencontre à Moscou avec cette courageuse militante des droits m'a encore confirmé l'importance de ma première déclaration.
La Fédération de Russie, en tant qu'État membre du Conseil de l'Europe, s'est engagée «à créer un environnement propice au travail des défenseurs des droits de l’homme, en permettant aux individus, groupes et associations d’exercer librement des activités, légalement et conformément aux standards internationaux, afin de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et libertés fondamentales, sans restrictions qui ne soient autorisées par la Convention européenne des Droits de l’Homme"[1]. Cet engagement concerne également les activités de consolidation de la paix menées par les ONG dans les zones de conflit.
Toutes les institutions du Conseil de l'Europe ont appelé les autorités russes à abroger les lois relatives aux organisations à but non lucratif exerçant les fonctions d'un agent étranger.
En l'absence d'une réaction constructive des autorités russes en l'espèce, je dois considérer le maintien des accusations contre Valetina Chervatenko comme des actes arbitraires et politisés.
Ceci est évidemment contraire aux intentions déclarées par la Fédération de Russie de construire la paix dans les zones de conflit et est très préjudiciable au travail de la société civile pour construire la paix malgré les conflits alimentés par les États.
Anna Rurka, Président de la Conférence des OING
