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Liberté d’expression reconnue par la Cour européenne à une journaliste

Björk Eidsdottir c. Islande  | 2012

Liberté d’expression reconnue par la Cour européenne à une journaliste

C’est extraordinaire.
C’est une victoire majeure pour nous tous qui travaillons pour la presse.

Björk Eidsdottir, citée dans Visir, 10 juillet 2012  - © Photo MAN magasín / Ásta Kristjánsdóttir 

Historique de l’affaire

Björk Eidsdottir est journaliste. Elle a publié les propos d’une danseuse d’un club de striptease, qui accusait le propriétaire du club d’avoir assigné les danseuses à résidence et de les avoir fait travailler comme prostituées. Le propriétaire du club a poursuivi Mme Eidsdottir pour diffamation. Il a obtenu gain de cause et la requérante a été condamnée au versement de dommages et intérêts.

Arrêt rendu par la Cour européenne

L’article en question se rapportait à une question d’intérêt public. Il a été publié de bonne foi et avec la diligence nécessaire. Il citait notamment des membres du personnel du club de striptease ainsi que le propriétaire parlant pour sa défense. Le fait de tenir Mme Eidsdottir pour responsable de diffamation dans ces conditions avait violé son droit à la liberté d’expression.

Suites

Les autorités islandaises ont organisé des séminaires de formation à l’intention des juges et d’autres professionnels du droit en Islande afin de contribuer à éviter des violations de ce type à l’avenir.