En 2025, le programme de l'enseignement supérieur du Conseil de l'Europe a fait progresser plusieurs initiatives clés visant à promouvoir la reconnaissance et à renforcer l'équité, la transparence et la mission démocratique de l'enseignement supérieur à travers l'Europe.
Une étape importante a été franchie en octobre avec la 10e session du Comité conjoint du Conseil de l'Europe et de l'UNESCO sur la Convention de reconnaissance de Lisbonne, qui a adopté un nouveau Code de bonnes pratiques dans le domaine de l'enseignement transnational et a ouvert la voie à de futurs travaux sur la reconnaissance numérique et basée sur l'intelligence artificielle. Les réseaux ENIC-NARIC ont continué à renforcer leur rôle de pilier de la reconnaissance en Europe, réunissant plus de 150 experts à Tirana en mai. La Charte commune des activités et des services ENIC-NARIC, mise à jour et adoptée par le Comité de la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance, positionne les centres ENIC et NARIC comme des acteurs clés dans la construction d'un paysage de la reconnaissance plus interconnecté, plus équitable et plus réactif aux exigences de l'apprentissage contemporain.
Les progrès vers la reconnaissance automatique se sont accélérés, le Comité directeur de l'éducation ayant approuvé, lors de sa réunion de septembre, la proposition d’entamer l’élaboration d’une nouvelle convention sur les conditions de transparence et d'assurance qualité pour la reconnaissance automatique des qualifications de l'enseignement supérieur en Europe, sous réserve d'une décision formelle du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe. Dans le même temps, les efforts visant à soutenir les apprenants déplacés se sont intensifiés : le passeport européen des qualifications des réfugiés a dépassé les 1 000 passeports délivrés, et les résultats d'une enquête ont confirmé son impact significatif tant sur l'accès à l'enseignement supérieur que sur l'emploi. La publication « Portraits de réfugiés », dévoilée à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés du HCR, a suivi le parcours de sept réfugiés, illustrant de manière unique la poursuite de leurs études et la reprise de leur carrière professionnelle dans les pays d'accueil.
L'année a également été marquée par d'importantes réalisations en matière d'intégrité et d'éthique. De nouvelles recherches sur la perception des étudiants concernant la fraude dans l'éducation, un travail conjoint avec l'IIPE-UNESCO sur les données ouvertes sur l’école ainsi que le lancement d'un nouveau Centre sur la fraude dans l'éducation ont mis en évidence un engagement croissant en faveur de la qualité et de la confiance dans l'éducation.
La défense de la liberté académique est restée au centre des préoccupations. Le rapport sur l'érosion de la liberté académique, publié lors de la deuxième conférence « Academic Freedom in Action » en novembre, a dressé un état des lieux des tendances émergentes, identifié les signaux d'alerte à travers l'Europe et souligné l'urgence d'agir. Le Forum mondial sur l'enseignement supérieur, qui s'est tenu à l'Université de Prague en juin, a réaffirmé le rôle démocratique crucial des universités à une époque où les pressions mondiales s'intensifient.
En perspective, deux initiatives tournées vers l'avenir ont commencé à façonner les prochaines étapes : l'élaboration de la Charte des droits de l’étudiant du Conseil de l'Europe et un programme triennal sur l'IA et la reconnaissance des qualifications, garantissant que l'innovation technologique soutienne l'équité et les droits humains.
Ensemble, ces réalisations ont fait de 2025 une année marqué par un engagement renouvelé en faveur de la mise en place de systèmes éducatifs équitables, démocratiques, résilients et prêts à relever les défis à venir.
De plus amples informations sur le programme de l’enseignement supérieur en 2025 sont disponibles en anglais dans cette brochure.














