Retour Le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe tient des discussions de haut niveau à Chypre

Le président du Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) du Conseil de l'Europe a eu des entretiens constructifs avec le ministre de la Justice et de l'Ordre public de la République de Chypre sur des questions pénitentiaires et policières, le 17 juin 2025, à Chypre.
M. Mitchell, président du CPT, et M. Hartsiotis, ministre de la Justice et de l'Ordre public de la République de Chypre.

M. Mitchell, président du CPT, et M. Hartsiotis, ministre de la Justice et de l'Ordre public de la République de Chypre.

Le président du CPT est retourné à Chypre à la suite des visites du Comité en mai 2023 et avril 2025 pour discuter de plusieurs défis de longue date auxquels est confronté la prison centrale de Nicosie, le seul établissement pénitentiaire de la République de Chypre . Des enjeux persistants en matière de garde à vue ont également été discutées. Les sujets abordés comprenaient des questions soulevées par le Comité dans ses rapports précédents relatifs à Chypre, y compris celui relatif à la visite périodique de 2023.

Les discussions ont porté sur la situation de surpopulation chronique et croissante de la prison centrale de Nicosie, qui a un impact négatif sur les conditions de vie en prison ; la nécessité de mettre davantage l'accent sur les alternatives à l'emprisonnement et d'y recourir plus largement ; la violence entre personnes détenues et le mauvais enregistrement des blessures ; l'absence d’activités diversifiées pour les personnes incarcérées et divers problèmes de santé en prison.

En ce qui concerne la police, une question récurrente a été soulevée : les périodes prolongées de détention dans les locaux de garde à vue, qui n'ont pas été conçus ou équipés à cet effet. Les groupes détenus dans ces locaux de police comprennent à la fois des personnes prévenues et détenues administrativement. D'autres questions ont été soulevées, notamment le traitement des personnes par la police, les mauvaises conditions de détention et des manquements relatifs à plusieurs garanties pour les personnes privées de liberté par la police.

Parmi les participants à ces entretiens de haut niveau figuraient Marios Hartsiotis, ministre de la Justice et de l'Ordre public, Ioannis Georgiou, chef adjoint de la Police chypriote, Constantinos Constantinides, directeur par intérim du département des Prisons de Chypre, ainsi que des hauts fonctionnaires du ministère de la Justice et de l'Ordre public et des représentants de la police chypriote. Le CPT était représenté par Alan Mitchell, son président.

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