Culture, patrimoine et diversité

 

Lancement du projet C4i - Communication pour l’intégration

 

Un projet pour lutter contre les préjugés, les stéréotypes et les attitudes racistes

 

N’avez-vous jamais entendu des expressions comme "Les immigrants reçoivent plus d’aide financière pour ouvrir leurs entreprises et ne paient pas d’impôts …", "Les immigrants surchargent nos services de santé…" ou "Les immigrants ne veulent pas s’intégrer ou apprendre notre langue…" ? Ces idées, généralement non justifiées par des faits et des données, ciblent des groupes spécifiques comme étant "problématiques" et génèrent la méfiance et les conflits sociaux.

 

Le projet C4i – "Communication pour l’intégration" vise à lutter contre les idées fausses et les préjugés, les rumeurs et les stéréotypes en utilisant des techniques de l’information virale pour fournir des réponses factuelles aux idées reçues. La participation active des citoyens comme des "agents anti-rumeur" est un élément clé de C4i.

 

C4i a été inspiré par la campagne "anti-rumeurs" initiée par la Mairie de Barcelone en 2010. La ville a commencé une stratégie à long terme visant à améliorer la façon de vivre ensemble dans une société diversifiée grâce à une campagne pour arrêter les rumeurs, les idées fausses et les préjugés que beaucoup de gens locaux ont sur les minorités et les immigrants.

 

La première réunion des partenaires du projet C4i a eu lieu à Barcelone les 11 et 12 février 2014. Le Conseil de l’Europe, en tant que chef de file, va travailler pendant 18 mois, avec 11 villes européennes qui concevront leurs propres stratégies anti-rumeur selon les besoins et les attentes locales, à savoir: Amadora (PT), Barcelone (ES), Bilbao (ES), Botkyrka (SE), Erlangen (DE), Limerick (IE), Loures (PT), Lublin (PL), Nuremberg (DE), Patras (GR) et Sabadell (ES). Copenhague (DK) et Getxo (ES) ont également participé à la réunion en tant que villes invitées.

 

Pendant la réunion, les villes ont pris connaissance des expériences précédentes des campagnes anti-rumeurs : de Barcelone jusqu’à Getxo (www.antirumores.com), traitant de différents sujets comme le défi de définir et de mettre en oeuvre des campagnes anti-rumeurs. L’innovation, la créativité et la participation (en particulier via les réseaux sociaux) ont été considérées comme des éléments clés pour une campagne anti-rumeurs locale réussie. Les discussions ont également porté sur l’objectif du projet, le cadre méthodologique et les différentes activités que les villes vont lancer ces prochains 18 mois. Une attention spéciale a été portée à l’évaluation d’un point de vue global mais également en se basant sur les indicateurs relatifs à l’impact, évaluer dans quelle mesure les campagnes anti-rumeurs sont des instruments utiles pour augmenter la participation des citoyens dans la lutte contre le racisme et la xénophobie et pour renforcer la cohésion sociale.

 

Pendant la réunion de lancement les participants étaient invités à partager quelques-unes de leurs expériences de promotion d’interactions inter-culturelles au plan local. La vidéo C4i est disponible sur : http://bit.ly/PYOerc. Pour de plus amples informations, merci de consulter le site web provisoire C4i.

 

Ce projet est mis en œuvre par le Conseil de l’Europe et financé par la Commission Européenne dans le cadre du Fonds européen pour l’intégration des ressortissants de pays tiers. Le projet durera 18 mois et va générer plus de 100 actions dans les différentes villes.

 

C4i est une action ciblée organisée dans le cadre du programme "Les villes interculturelles" du Conseil de l’Europe qui fournira un savoir-faire méthodologique aux villes, qui mettront en œuvre une stratégie d’intégration interculturelle, . L’inter-culturalisme est un concept de promotion de politiques et pratiques encourageant l’interaction, la compréhension et le respect entre différentes cultures et groupes éthniques.