La fonction principale de cette plateforme est d’identifier les problèmes révélés par
la pratique quotidienne en matière de prise en charge des usagers de drogues qui ne
sont pas pris en compte ou reconnus par les politiques actuelles ou par la recherche.
Elle cherche notamment à favoriser l'élaboration de normes de bonnes pratiques et à définir
les priorités et les besoins.
Les objectifs
- l'amélioration de la prise en charge sanitaire de groupes spécifiques en tenant compte des
nouvelles tendances relatives aux types de substances et aux modes de consommation ;
- l’évaluation des résultats des différentes méthodes de soins ;
- l’évaluation des actions en matière de réduction des risques ainsi que des mesures visant
à réduire les dommages pour la société.
Les travaux récents
La plateforme s’est intéressée plus particulièrement au traitement des jeunes
(jusqu’à 25 ans) consommateurs de drogues.
Elle a adopté une série de recommandations et d’orientations pour améliorer
la pratique dans ce domaine et a publié en novembre 2006 "Young People and Drugs - Care and Treatment"
(en anglais uniquement).
Cette publication s’adresse aux praticiens qui côtoient directement des jeunes en situation de
risque ou de dépendance (les médecins généralistes, les psychologues, les pédagogues et les narcologues)
et leur propose des voies de traitement.
La plateforme travaille par ailleurs sur une vue d'ensemble des systèmes de traitement dans les
Etats membres du Groupe Pompidou, ainsi que sur l'identification des bonnes pratiques dans le
développement et la mise en œuvre des directives et recommandations.
Elle constate que les offres thérapeutiques qui ont le plus de chances de donner des résultats et de
réduire les rechutes à moyen et à long terme sont celles qui réussissent à combiner toutes les
sources de soutien disponibles, à différents niveaux, dont celui des pairs, de la famille et
d’autres personnes jouant un grand rôle dans la vie des jeunes concernés. Le dénominateur commun
d’exemples de bonnes pratiques incluent une grande flexibilité et la possibilité d’une coopération
intersectorielle efficace entre les services répressifs, sociaux et de santé.
Elle préconise que les services d’aide et de traitement développent des programmes spécifiques
visant les 18-25 ans, c’est-à-dire des jeunes qui ne sont plus des enfants mais ne sont pas
encore complètement entrés dans l’âge adulte. Les services ne devraient pas être offerts selon
des limites d’âge strictement définies, mais plutôt en fonction des nécessités de développement
des personnes concernées.
Afin d’éviter que la toxicomanie ne s’installe, entraînant des effets négatifs sur la santé et
la vie en société, la plateforme rappelle également qu’il est essentiel de cibler les jeunes
qui semblent pleinement intégrés et actifs dans la société mais sont de gros consommateurs de drogues.
Enfin, elle souligne l’importance de tirer parti du potentiel des médecins généralistes, qui sont
souvent les premiers à entrer en contact avec les jeunes ayant besoin d’aide.
Dans l’ensemble, elle estime important de veiller à ce que les aspects de santé mentale soient mieux
pris en compte dans tous les efforts de soutien et de traitement et que globalement, la prise en
charge thérapeutique des usagers de drogues soit considérée comme partie intégrante à toute
politique de santé publique.
L’évolution des modes de consommation et de la prise en charge des utilisateurs
Synthèse des rapports techniques, Avril 2004
Référence des documents : P-PG/ND (2004) 2 et P-PG/ND (2004) 3
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