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Chypre et la violence à l'égard des femmes : malgré des évolutions positives, les victimes de viols ne bénéficient pas d'un soutien suffisant, selon un nouveau rapport

Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) Strasbourg 23 novembre 2022
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Chypre et la violence à l'égard des femmes : malgré des évolutions positives, les victimes de viols ne bénéficient pas d'un soutien suffisant, selon un nouveau rapport

La première évaluation de Chypre par le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) souligne les mesures positives prises par les autorités chypriotes depuis la ratification en 2017 de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul).

Le GREVIO, qui assure le suivi de la mise en œuvre du traité, se félicite par exemple de la loi 115(1)/2021, qui incrimine de nombreuses formes de violence à l'égard des femmes. En outre, la modification apportée à la définition du viol pour qu'elle cadre davantage avec le traité – « Non, c’est non » – est également saluée par le GREVIO, tout comme l'entrée en vigueur d'une loi contre le harcèlement moral et sexuel en 2021 et d'une loi contre le sexisme en 2020. Se fondant sur une visite à Chypre effectuée au début de l'année, le rapport salue en outre l'ouverture récente de la Maison des femmes à Nicosie, un centre de crise qui offre aux victimes de violences domestiques une gamme complète de services de soutien, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Cependant, dans le rapport publié aujourd'hui avec les commentaires du gouvernement chypriote, le GREVIO critique le manque de soutien global aux victimes de viol. Il note en particulier l'absence de conseils spécifiques et d'une assistance complète pour les victimes de mutilations génitales féminines, de mariages forcés ou de viols, ce qui constitue une grave lacune qui devrait être comblée.

Les victimes de viols qui résident en dehors de la capitale sont particulièrement vulnérables et manquent de soutien. Au-delà des besoins immédiats de ces victimes, ces services de soutien devraient être outillés pour faire face aux « séquelles » des violences sexuelles, puisque le rapport évoque le nombre indéterminé de femmes qui ont subi des violences sexuelles liées au conflit de 1974. Le rapport souligne donc la nécessité de disposer de services de conseil spécifiques pour faire face aux traumatismes et aux souffrances durables.


 Communiqué de presse


 GREVIO et le Chypre


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