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Secrétaire Général adjoint : Dans de nombreux pays européens, les personnes LGBTI peuvent « exprimer leur fierté », mais cela ne suffit pas

Secrétaire Général adjoint Copenhague 17 août 2021
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Helena Dalli, Bjørn Berge et Élisabeth Moreno

Helena Dalli, Bjørn Berge et Élisabeth Moreno

« Des progrès importants ont été réalisés en Europe et, un peu partout sur notre continent, les personnes LGBTI peuvent défiler dans les rues en exprimant la fierté que leur inspire légitimement leur identité, mais il reste beaucoup à faire », a déclaré le Secrétaire Général adjoint du Conseil de l'Europe, Bjørn Berge, dans une allocution prononcée lors du Forum des droits de l'homme organisé à Copenhague, dans le cadre du festival Copenhague 2021. Cet événement à haut niveau englobe aussi la WorldPride et les EuroGames, ainsi que de nombreuses manifestations artistiques et culturelles.

M. Berge a rappelé que le Conseil de l'Europe contribue activement à promouvoir les droits des personnes LGBTI, en établissant des normes juridiques communes et en veillant à la mise en œuvre de la Convention européenne et de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, ainsi que de la Recommandation adoptée en 2010 par le Comité des Ministres et consacrée à la lutte contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

« Au fil des ans, nos initiatives ont permis de faire en sorte que les relations homosexuelles soient dépénalisées, que les partenariats entre personnes de même sexe soient reconnus juridiquement et que les personnes transgenres ne soient plus obligées de subir une stérilisation pour changer d’état civil », a expliqué Bjorn Berge. Il a également évoqué le rôle du Conseil de l'Europe dans les progrès concernant la liberté de réunion et d’association, la lutte contre le harcèlement et contre la violence, et les questions d’emploi.

Il y a cependant aussi des tendances inquiétantes, qui ne doivent pas être ignorées, a souligné le Secrétaire Général adjoint. Aujourd’hui, dans certaines parties de l’Europe, les droits des personnes LGBTI sont en effet considérés comme une menace pour la famille, pour les valeurs traditionnelles et pour la souveraineté de l’État. Au risque de déroger à leurs obligations juridiques internationales, certains gouvernements organisent des référendums sur l’égalité en matière de mariage, soumettent des manifestations publiques à des restrictions et omettent d’intervenir face aux infractions motivées par la haine et face à la discrimination pratiquée dans les services publics ou dans le cadre des relations avec les autorités. Le Conseil de l'Europe continuera à œuvrer pour instaurer une véritable égalité, a conclu Bjorn Berge. À cette fin, l’Organisation élaborera de nouvelles normes destinées à lutter plus efficacement contre le discours de haine et contre les infractions motivées par la haine, poursuivra son action en faveur de l’égalité pour les personnes intersexes et continuera à aider ses États membres à faire en sorte que tous les citoyens se voient reconnaître les mêmes droits.

Le Secrétaire Général adjoint a participé à la séance consacrée à l’influence des organisations internationales et des institutions de l’UE sur l’inclusion des personnes LGBTI+. Helena Dalli, commissaire européenne à l’Égalité, et Élisabeth Moreno, ministre du Gouvernement français chargée de l’Égalité, y ont aussi participé. Auparavant, le Forum avait été ouvert par de hautes personnalités, dont la princesse Mary de Danemark ; Ann Linde, ministre suédoise des Affaires étrangères ; Abid Raja, ministre norvégien de la Culture et de l’Égalité ; et Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.


 Lire l'intégralité de l'article de la Commissaire aux droits de l'homme à l'occasion de la World Pride


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