Cette année, à l'occasion de l'Université sur la Jeunesse et le Développement, plus de 150 participants de 58 pays en Europe, en Méditerranée méridionale et en Afrique subsaharienne sont réunis pendant une semaine à Mollina (Espagne) pour explorer le thème #ForTheCulture des droits humains et de l'État de droit, basé sur les normes et conventions du Conseil de l'Europe et d'autres instances internationales.
La cérémonie d'ouverture de la vingt-troisième Université sur la Jeunesse et le Développement a eu lieu ce matin. Il s'agit d'un moment spécial pour le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe et les cinq organisations partenaires sélectionnées pour contribuer à cette édition — Le Centre International pour le Dialogue (KAICIID), le réseau DYPALL, Youth for Exchange and Understanding (YEU), le Forum Européen de la Jeunesse, et l'Organisation des Bureaux des Unions d'Élèves Européennes (OBESSU) — afin de présenter leurs ateliers, formations et réunions prévues pour la semaine.
À cette occasion, l'Ambassadrice Francesca Camilleri Vettiger, Présidente du Comité exécutif du Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe et Représentante permanente de Malte auprès du Conseil de l'Europe, Pilar Morales, Directrice exécutive du Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe et Coordinatrice de la Politique de voisinage avec le Sud de la Méditerranée, Margarita Guerrero Calderón, Directrice Générale de l'INJUVE, Institut de la Jeunesse en Espagne, Keagetswe Alex Kgotlaetsile, Responsable de l'Éducation au sein de la Direction des Femmes, du Genre et de la Jeunesse de l'Union Africaine, et Roberta Bojang, Membre du Conseil Consultatif de la Jeunesse du Conseil de l'Europe, ont échangé avec les participants, soutenant leurs efforts pour améliorer les droits humains et l'État de droit dans leurs communautés et leurs régions.
Tout au long de la semaine, une attention particulière est portée aux conventions du Conseil de l'Europe et aux autres instances internationales, qui jouent un rôle essentiel dans la promotion de l'État de droit au niveau national et auprès des jeunes. Ces conventions fixent des normes, impulsent des réformes législatives et renforcent les systèmes judiciaires. Les pays qui ratifient ces conventions s'engagent à respecter ces normes. De plus, de nombreuses conventions internationales incluent des mécanismes de suivi et de rapport, garantissant que les pays sont tenus responsables de leurs engagements. Cela favorise la transparence et le respect de l'État de droit. Les conventions internationales peuvent également inspirer et soutenir le plaidoyer et l'activisme menés par les jeunes. Les jeunes sont souvent à l'avant-garde des mouvements pour la justice sociale et la réforme législative, guidés par les principes inscrits dans ces conventions. Les mouvements pour la justice climatique, l'égalité des genres et les droits de humains s'appuient fréquemment sur les cadres offerts par les conventions internationales pour faire progresser leurs causes.
L'UYD est la plus ancienne Université d'été. Depuis 2000, elle représente un centre international de rencontres, de plaidoyer pour la jeunesse et d'échange de bonnes pratiques. Elle réunit, pendant une semaine, des centaines de jeunes, de travailleurs de jeunesse, de décideurs, d'experts du domaine et de représentants institutionnels, leur offrant un espace pour se rencontrer, débattre, renforcer leurs compétences et coopérer sur les questions de politique de jeunesse. L'UYD est conçu comme un espace de dialogue interculturel où les questions les plus urgentes du mouvement mondial de la jeunesse sont débattues. Elle se distingue par son ampleur géographique exceptionnelle, rassemblant des participants d'Europe, de la Méditerranée méridionale et de l'Afrique subsaharienne.
L'Université sur la Jeunesse et le Développement est cofinancée par l'Union européenne et le Conseil de l'Europe à travers iLEGEND III (Intercultural Learning Exchange through Global Education, Networking and Dialogue), qui vise à ce que les citoyens de l'UE, des pays candidats et des pays candidats potentiels, en particulier les jeunes, soient autonomisés et activement engagés dans la promotion du développement durable, et à ce qu'ils répondent aux défis et inégalités mondiaux à l'échelle locale et mondiale.

