Résumé des résultats de CRIMFAMED
Au total, 59 activités réunissant plus de 2 300 participants ont été organisées au cours de la période considérée, notamment pour aider à l'élaboration de textes législatifs et de documents stratégiques, à la réalisation d'évaluations et d'études de référence, au renforcement des capacités des autorités (autorités judiciaires et policières), à la promotion du travail interdisciplinaire et au renforcement de la coopération internationale.
Des séminaires techniques organisés en Europe, en Amérique et en Afrique ont permis de sensibiliser les autorités nationales aux défis posés par les produits médicaux falsifiés et de mettre en avant les avantages de l'adhésion à la Convention, ce qui a conduit à la fois à des engagements publics des autorités nationales à y adhérer et à la rédaction de déclarations soutenant les principes de la Convention. En conséquence, le projet a contribué à l'adhésion de 11 pays supplémentaires à la Convention MEDICRIME, élargissant ainsi considérablement sa portée mondiale. Grâce à la collaboration avec les autorités nationales, le projet a également contribué à renforcer les cadres juridiques et à promouvoir la mise en œuvre effective de la Convention.
L'alignement des systèmes juridiques sur la Convention MEDICRIME a contribué à réduire l'entrée de produits médicaux contrefaits et de crimes similaires sur les marchés légitimes et les chaînes d'approvisionnement, protégeant ainsi la santé publique. L'assistance juridique fournie à la Côte d'Ivoire en est un exemple notable. Cette assistance a créé un précédent important, servant de modèle pour la coopération future entre les pays européens et africains.
Le projet a également soutenu la rédaction de la stratégie MEDICRIME 2024-2025, adoptée par le Comité des Parties, qui a fourni de nouveaux outils et des réponses concrètes aux défis actuels et émergents auxquels sont confrontées les autorités étatiques.
De nouvelles compétences, des mesures de renforcement des capacités et des outils ont permis aux autorités judiciaires, sanitaires, douanières et répressives d'ouvrir la voie à la prévention et à la réduction de la chaîne légale des produits médicaux falsifiés ainsi qu'à la mise en œuvre d'enquêtes pénales suivant la stratégie de gestion axée sur les résultats (théorie du changement du CdE). En outre, le projet a facilité la traduction de la formation HELP MEDICRIME en neuf langues (arménien, bosniaque, français, italien, macédonien, portugais, roumain, espagnol et turc), ce qui a permis d'en accroître l'accessibilité. Cette formation, qui a touché plus de 1 730 participants, a permis aux autorités nationales d'améliorer leurs connaissances en matière de lutte contre la criminalité pharmaceutique.
L'une des principales réalisations du projet a été la mise en place d'un réseau fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin d'améliorer la coopération internationale et l'échange d'informations. Ce réseau assurera une collaboration en temps réel entre les pays, ce qui est essentiel pour lutter contre le problème mondial des produits médicaux falsifiés, que les pays concernés soient ou non parties à la Convention MEDICRIME.
En résumé, le projet a donné une impulsion mondiale au renforcement de la législation et à la mise en œuvre de la Convention MEDICRIME. Ses réalisations soulignent l'importance de la coopération internationale et du renforcement des capacités dans la lutte contre la criminalité pharmaceutique et la protection de la santé publique.
Toutes les informations, activités et résultats seront disponibles sur la page du projet.
