L'adoption de la Déclaration d'Abou Dhabi lors du 15e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale souligne la nécessité d'une action internationale coordonnée contre les formes de criminalité transnationales en constante évolution.
Parmi ses engagements, la Déclaration aborde spécifiquement la prévention et la lutte contre les produits médicaux falsifiés. Elle appelle les États à renforcer leurs cadres juridiques nationaux, à promouvoir la coopération entre les secteurs concernés et à renforcer les capacités des autorités douanières et des services de contrôle aux frontières.
Ces engagements sont étroitement alignés sur les objectifs de la Convention MEDICRIME, seul traité de droit pénal consacré spécifiquement à la contrefaçon de produits médicaux et d’autres infractions similaires constituant une menace pour la santé publique. La Convention fournit aux États un cadre juridique complet permettant de criminaliser les comportements en cause et de renforcer la coopération entre les autorités sanitaires, les forces de l’ordre, les autorités judiciaires et douanières ainsi que les autres entités concernées.
Le caractère de plus en plus transnational du trafic de produits médicaux falsifiés exige une coopération internationale efficace et une action coordonnée. La Convention MEDICRIME soutient cette approche en favorisant la coopération entre les autorités chargées de la prévention, des enquêtes et des poursuites relatives à ces infractions.
Dans ce contexte, le Comité MEDICRIME travaille en étroite collaboration avec des organisations internationales, notamment l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, qui bénéficie du statut d’observateur auprès du Comité. Cette coopération favorise les synergies et les approches coordonnées dans la lutte contre le fléau des produits médicaux falsifiés.
La Déclaration d’Abou Dhabi renforce donc encore davantage la reconnaissance internationale de la nécessité d’une réponse coordonnée et multidisciplinaire face aux produits médicaux falsifiés. Elle insuffle également un nouvel élan pour traduire ces engagements en actions concrètes, en s’appuyant sur les instruments internationaux et les mécanismes de coopération existants.
La Convention MEDICRIME est prête à contribuer à ces efforts et à aider les États à renforcer leurs réponses juridiques et opérationnelles face à la falsification des produits médicaux.

