Le Comité des Parties à la Convention MEDICRIME a tenu sa 12e réunion plénière, poursuivant ainsi ses travaux visant à lutter contre la falsification des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique.
Le Comité a examiné l’état d’avancement du suivi de la mise en œuvre de la Convention, notamment dans les États du Groupe B (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, République de Moldova, Slovénie et Ukraine), dans le cadre du premier cycle de suivi thématique consacré à « la protection de la santé publique par la Convention MEDICRIME en période de pandémie ». Un projet de note d’orientation sur l’adultération, en lien avec l’article 5 de la Convention, a également été présenté contribuant ainsi aux travaux visant à renforcer son efficacité et son impact.
Le Comité a approfondi les travaux relatifs à l’élaboration de la Stratégie de lutte contre les produits médicaux falsifiés 2026-2030, visant à définir les priorités du Conseil de l’Europe pour les prochaines années. Les échanges de vues ont aussi porté sur le développement des plateformes nationales destinées à faciliter la coopération entre les autorités compétentes, ainsi que sur la prise en compte de l’égalité de genre dans la mise en œuvre de la Convention.
Le Comité a renforcé ses liens avec d’autres instances et partenaires internationaux, notamment au travers des synergies avec le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage (T-DO), le comité d’experts sur la minimisation des risques pour la santé publique posés par la falsification de produits médicaux et les infractions similaires (CMED) ainsi que d’une étroite coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
La réunion a enfin été l’occasion d’élire la nouvelle présidence ainsi que les nouveaux membres du Bureau, chargés de définir l’orientation des activités du Comité MÉDICRIME pendant les deux prochaines années.
Cette 12e réunion plénière a ainsi réaffirmé l’importance de la Convention MEDICRIME comme cadre juridique essentiel pour protéger la santé publique, renforcer la coopération entre les autorités compétentes et répondre à l’évolution des menaces liées à la criminalité pharmaceutique.
