La Convention sur les infractions visant des biens culturels du Conseil de l’Europe a été adoptée en mai 2017 à Nicosie.

Le travail pour préparer la Convention a été mené en étroite collaboration avec diverses organisations internationales, parmi lesquelles UNIDROIT, l’UNESCO, l’ONUDC et l’Union européenne.

À la 6e Conférence du Conseil de l’Europe des ministres responsables du patrimoine culturel organisée à Namur en 2015, les Ministres ont condamné « les destructions délibérées du patrimoine culturel et le trafic illicite des biens culturels » et ont décidé de « renforcer la coopération européenne » dans ce domaine, d’où la décision du Comité des Ministres d’élaborer une nouvelle convention.

La nouvelle convention a été élaborée sous l’autorité du Comité européen pour les problèmes criminels et de son groupe spécialisé sur les infractions visant des biens culturels (PC-IBC). Le CDCPP était aussi partie prenante à ces travaux.

Les dispositions pénales figurant dans la convention visent les thèmes suivants :

  • Vols et autres formes d’appropriation illégale
  • Excavation et prélèvements illégaux
  • Exportation illégale et importation illégale
  • Acquisition
  • Mise sur le marché
  • Falsification de documents
  • Destruction et dégradation.

Cette nouvelle convention définit des mesures préventives de grande ampleur au niveau national et international (inventaires des bases de données de biens culturels, suivi et déclaration des transactions, procédures de contrôle de l’importation et de l’exportation, etc.). Elle vise la mise en place d’une coopération transnationale pour enrayer le commerce de ce qu’il convient d’appeler les « antiquités du sang ».

La convention a été adoptée à la session ministérielle qui s'est tenue le 19 mai 2017 à Nicosie (Chypre) et a été signée par 12 Etats et ratifiée par deux. Une conférence promotionnelle "Agissez pour le patrimoine!" aura lieu du 24 au 26 octobre 2019 à Nicosie.

 

 Convention sur les infractions visant des biens culturels