Qu’est-ce qui a motivé le Conseil de l’Europe à soutenir la société civile à travers cet appel à propositions, et en quoi ce projet particulier contribue-t-il à cette mission ? Alors que les institutions démocratiques font face à des pressions croissantes, le Conseil de l’Europe a lancé un appel à projets visant à renforcer l’engagement mutuel entre le Conseil de l’Europe et les organisations de la société civile, ainsi qu’à accroître la visibilité du Conseil de l’Europe et de son action en faveur de la démocratie. L’un des lauréats est le consortium dirigé par Volonteurope, qui a reçu une subvention de 40 000 € pour le projet BRIDGE (Building Resilience and Inclusion for Democracy and participatory Governance in Europe — Renforcer la résilience et l’inclusion pour la démocratie et la gouvernance participative en Europe).
Ancré dans les Principes de Reykjavik pour la démocratie et la Charte sociale européenne (CSE), ce projet met ces principes en pratique : il aide les organisations de la société civile à défendre l’espace civique, à promouvoir les valeurs démocratiques et à encourager une participation publique significative.
Quelles mesures concrètes sont mises en œuvre ? Grâce à des tables rondes et des ateliers ciblés à travers l’Europe, BRIDGE renforce les compétences de près de 300 militants dans l’utilisation des outils du Conseil de l’Europe tels que BePart et le Guide pratique pour la société civile, ainsi que des standards comme les Principes de Reykjavik pour la démocratie. Ces sessions permettent aux organisations de la société civile de participer plus efficacement au suivi, au plaidoyer et au dialogue politique — reliant ainsi les expériences locales aux standards démocratiques européens.
Comment le projet répond-il aux défis propres à chaque pays ?
De la Géorgie, où la démocratie recule, à la Hongrie et à la Serbie, où les organisations indépendantes travaillent sous pression, BRIDGE soutient celles et ceux qui défendent l’espace civique. En Italie et en France, les partenaires s’attaquent aux questions d’inégalités, de migration et de droits de genre, tandis qu’au Royaume-Uni, les efforts portent sur le renforcement de l’engagement envers les standards du Conseil de l’Europe. Les partenaires en Belgique jouent un rôle de coordination clé, reliant les initiatives nationales aux cadres européens.
Comment BRIDGE renforce-t-il la mission plus large du Conseil de l’Europe ?
En diffusant la connaissance des Principes de Reykjavik pour la démocratie et de la Recommandation CM/Rec(2018)11 sur la nécessité de renforcer la protection et la promotion de l’espace civique en Europe, BRIDGE accroît les capacités, la résilience et l’engagement de la société civile européenne dans la promotion des valeurs démocratiques et de la participation citoyenne. Le projet soutient également l’alignement entre la Charte sociale européenne (CSE) et le Socle européen des droits sociaux, assurant ainsi une cohérence entre les institutions européennes en matière de démocratie et de droits humains.
Pourquoi cette collaboration est-elle particulièrement importante aujourd’hui ?
Le projet BRIDGE réaffirme un principe central du Conseil de l’Europe : la démocratie dépend de sociétés civiles actives et résilientes. En reliant les institutions aux citoyens et en transformant les standards en actions concrètes, BRIDGE contribue à faire vivre les valeurs démocratiques européennes — fortes, inclusives et présentes dans le quotidien de chacun.


