L'un des principes centraux de ses travaux est qu'aucune solution durable aux problèmes sociaux, économiques et politiques de la société ne peut être trouvée sans la pleine participation des femmes.

Le statut de la femme, l'égalité de facto, l'émancipation, la violence liée au sexe, la problématique "femmes et handicap" et la traite des êtres humains sont quelques-uns d'autres aspects autour desquels des activités - comme des campagnes de sensibilisation - ont été organisées par le Conseil de l'Europe, afin d'améliorer le cadre juridique pour l'égalité des sexes et d'assurer sa mise en œuvre.

En 2009, le pourcentage moyen de femmes ministres en Europe était de 28,6 % et celui des femmes siégeant dans les parlements nationaux de 21,7 %, un léger progrès par rapport aux 19,9 % de femmes ministres en 2005, sans toutefois de changement concernant la représentation dans les parlements nationaux. Ces chiffres restent toutefois loin du seuil minimum de 40 % recommandé par le Conseil de l'Europe.

Edition 2022 Edition 2022
Déclaration du Président du Comité des Ministres, Luigi Di Maio, ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
Présidence du Comité des Ministres Strasbourg 8 mars 2022
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8 mars : Journée internationale des femmes

« À l’occasion de la Journée internationale des femmes, permettrez-moi de réaffirmer que l’Italie est déterminée à protéger les droits des femmes, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’autonomisation des femmes, et à combattre toutes les formes de discrimination et de violence fondées sur le genre.

Le 8 mars nous donne chaque année l’occasion de dresser le bilan des progrès réalisés dans ce domaine, mais surtout de reconnaître les défis qui nous attendent et de prendre un nouvel élan pour les relever. Cette année, les Nations Unies ont placé la Journée des femmes sous le thème de « l’égalité des sexes aujourd’hui pour un avenir durable », qui souligne le lien indissociable entre l’égalité entre les femmes et les hommes et le développement durable. Ces questions sont aussi au centre de la session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies qui doit s’ouvrir la semaine prochaine à New York et lors de laquelle l’Italie ne manquera pas de faire des propositions.

Ces 12 derniers mois, nous avons œuvré pour favoriser une reprise économique durable et inclusive et pour remédier aux conséquences négatives que la pandémie de covid-19 a aussi eues sur l’autonomisation économique des femmes et sur l’accès des femmes à l’enseignement et à la formation.

La promotion de l’autonomisation des femmes et la lutte contre la discrimination fondée sur le genre figurent parmi les priorités de notre présidence du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe. Nous nous efforçons sans relâche de promouvoir la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (plus connue sous le nom de « Convention d’Istanbul »), qui est l’instrument international le plus ambitieux destiné à prévenir, à combattre et à punir la violence fondée sur le genre.

Dans le même temps, nous ne pouvons pas oublier que, ces 12 derniers mois, nous avons continué à être témoins de crises et de conflits à travers le monde, qui ont immanquablement des répercussions sur la sécurité des personnes, mais aussi sur la protection de leurs droits, et qui ont des effets particulièrement graves sur les membres les plus vulnérables de la population, dont les femmes et les filles.

L’été dernier, lorsque la situation s’est brusquement dégradée en Afghanistan en l’espace de quelques semaines, ce sont les progrès accomplis en 20 ans qui ont été dangereusement remis en question dans le domaine des droits humains et des libertés fondamentales, notamment des droits, pour les femmes et les filles, de participer à la vie politique et économique et d’avoir accès aux soins et à l’éducation. D’emblée, l’Italie a œuvré avec détermination pour promouvoir une action internationale coordonnée, d’abord dans le cadre des Nations Unies et de notre présidence du G20, pour éviter que soient réduits à néant les résultats de 20 ans d’engagement de la communauté internationale en faveur des droits des femmes et des filles afghanes. Au niveau national aussi, la protection des droits des femmes et des filles à l’autonomie est un engagement que nous avons intégré de manière transversale dans les initiatives prévues dans notre plan national pour la population afghane.

Ces dernières semaines, le conflit en Ukraine montre que nous ne pouvons pas baisser la garde, pas même au cœur de notre Europe. La crise a déjà des effets dévastateurs sur le respect des droits humains et les femmes sont particulièrement exposées à un risque très élevé de subir des formes de violence, d’abus et de discrimination, et d’être privées de tout accès à l’éducation et aux soins essentiels. En seulement quelques jours, plus de 1,7 million de personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont quitté l’Ukraine. Elles sont maintenant dans une situation de grande vulnérabilité.

En cette période difficile et douloureuse, je tiens à exprimer ma solidarité avec toutes les femmes et filles ukrainiennes et avec toutes les femmes qui, partout dans le monde, dénoncent avec force l’agression militaire extrêmement grave et injustifiée contre l’Ukraine. J’admire le courage et l’énergie dont vous faites preuve en ces circonstances dramatiques. L’Italie est à vos côtés et vous assure de son soutien et de son engagement. »

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