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Journée de la liberté de la presse : les médias et les journalistes doivent être mieux protégés

Déclaration de la Secrétaire Générale
Secrétaire Générale Strasbourg 2 mai 2022
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Journée de la liberté de la presse : les médias et les journalistes doivent être mieux protégés

Dans une déclaration publiée à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, la Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe Marija Pejčinović Burić exhorte les gouvernements européens à protéger davantage les médias et les journalistes pour qu’ils puissent jouer le rôle essentiel qui est le leur dans les sociétés démocratiques.

« En ces temps critiques, où nos démocraties font face à de nombreux défis comme la désinformation généralisée, il est urgent que les gouvernements créent un environnement permettant aux médias de qualité de jouer leur rôle de "quatrième pouvoir", pilier essentiel de la démocratie grâce auquel les citoyens ont accès à des sources d’information diversifiées et indépendantes et peuvent jouer un rôle actif dans la société en faisant des choix éclairés.

Dans de nombreux pays, les conditions de travail des journalistes sont devenues très difficiles et ils sont souvent la cible de violences et d’actes d’intimidation. Au fil des ans, nous voyons se dégager une tendance inquiétante qui montre une augmentation des menaces contre la liberté des médias sur tout le continent, comme en témoigne le dernier rapport publié par quinze organisations de défense de la liberté des médias, qui sont partenaires de la plate-forme du Conseil de l’Europe sur la sécurité des journalistes.

Il est particulièrement inquiétant de constater que les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme font apparaître une tendance montrant des insuffisances persistantes dans certains cadres juridiques nationaux de protection de la liberté d’expression ainsi que la non-prise en compte, par les tribunaux nationaux, des exigences de la Convention européenne des droits de l’homme dans l’interprétation du droit interne.

De plus, il est regrettable qu’il y ait un nombre élevé et croissant d’arrêts concernant des questions de liberté d’expression en attente d’exécution : plus de 300 affaires de ce type, surveillées par le Comité des Ministres, étaient dans ce cas fin 2021.

La Journée de la liberté de la presse est l’occasion de rappeler que la démocratie n’est pas possible si la liberté d’expression et la liberté des médias sont soumises à des restrictions qui ne sont pas conformes avec les normes de défense des droits de l’homme. Les États européens doivent montrer leur détermination à respecter et à promouvoir la liberté d’expression en renforçant leur cadre juridique pour que ces droits puissent être pleinement exercés, ce qui suppose notamment de prendre des mesures spécifiques propres à garantir que les journalistes peuvent travailler en toute sécurité. Ils doivent aussi exécuter, sans réserve et dans les meilleurs délais, les arrêts de la Cour ayant trait à la liberté d’expression. »


 À l’occasion de la Journée de la liberté de la presse, le Conseil de l’Europe a publié un rapport intitulé « La liberté de la presse en 2021 », qui évalue la situation de la liberté d’expression dans ses États membres, essentiellement sur la base des constats dressés par différents organes de l’Organisation.


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