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Monténégro : des avancées notables dans la protection des minorités nationales, mais la situation des Roms et des Égyptiens doit être améliorée

Comité consultatif de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales (FCMN) Strasbourg 2 octobre 2019
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Monténégro : des avancées notables dans la protection des minorités nationales, mais la situation des Roms et des Égyptiens doit être améliorée

La société monténégrine est caractérisée par un climat général de tolérance, le pays a mis en place un cadre juridique de lutte contre la discrimination qui est satisfaisant et le règlement de la question des personnes déplacées arrivées au Monténégro en provenance du Kosovo* à la fin des années 1990 a progressé de manière très appréciable. Cela étant, le pays doit s’employer de toute urgence à améliorer la situation socioéconomique des Roms et des Égyptiens, notamment en augmentant la fréquentation scolaire de ces communautés. De plus, l’éducation civique doit être réintroduite dans les programmes scolaires en tant que matière obligatoire et d’autres mesures doivent être prises pour promouvoir la compréhension interculturelle dans les écoles.

Telles sont les conclusions principales de l’avis sur le Monténégro publié aujourd’hui par le Comité consultatif de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales (FCMN) du Conseil de l’Europe. Cet avis, qui couvre la période allant de juin 2013 à mars 2019, a été publié en même temps que les commentaires du gouvernement. Voir également les versions albanaise et romani de l’Avis, ainsi que les versions albanaise et romani des commentaires du gouvernement.

Le Monténégro reconnaît en tant que minorités nationales les Albanais, les Bosniaques, les Croates, les Musulmans, les Roms et les Serbes. Le Comité du Conseil de l’Europe salue le pays pour son « approche positive et constructive de l’application de la Convention-cadre ». Il note néanmoins que le traitement préférentiel accordé par la législation électorale aux minorités nationales numériquement moins importantes en vue de garantir leur représentation politique, plus précisément l’abaissement des seuils, n’a pas été étendu aux Roms.

 

* Toute référence au Kosovo mentionnée dans ce texte, que ce soit le territoire, les institutions ou la population, doit se comprendre en pleine conformité avec la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et sans préjuger du statut du Kosovo.


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