Les activités du Conseil de l’Europe dans les domaines de l’égalité entre les femmes et les hommes et des droits des femmes ont permis l’adoption d’un ensemble complet de normes, visant à assurer la promotion et l’autonomisation des femmes ainsi qu’à parvenir à une réelle égalité entre les femmes et les hommes dans les Etats membres du Conseil de l’Europe et au-delà.

La Stratégie du Conseil de l'Europe pour l'égalité entre les femmes et les hommes 2018-2023 s'appuie sur le vaste acquis juridique et politique du Conseil de l'Europe dans ce domaine et œuvre à la réalisation de ces objectifs en favorisant l’application des normes existantes au moyen de six objectifs stratégiques :

Plusieurs de ces objectifs ont un lien avec la lutte contre le discours de haine, y compris le travail sur les stéréotypes de genre, le sexisme et sur la violence contre les femmes. En effet, les données, les enquêtes et la réalité sur le terrain montrent que le discours de haine sexiste est omniprésent en Europe et que les femmes sont ciblées de manière disproportionnée par ce phénomène. La campagne contre le discours de haine travaille donc avec l’Unité pour l’égalité de genre pour combattre le discours de haine sexiste.

Les personnes interrogées dans le cadre d’une l’enquête sur les jeunes et le discours de haine en ligne, menée en 2015, ont indiqué que les femmes constituaient l’un des trois premiers groupes ciblés par le discours de haine. E la même façon, une enquête de 2014 a montré qu’une femme sur trois dans l’UE a été confrontée à la violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans. Cela démontre la forte prévalence à la fois du sexisme et de la violence contre les femmes en Europe et la nécessité de traiter ces phénomènes de manière et coordonnée globale.

Le discours de haine sexiste contre les femmes est souvent qualifié de « discours de haine sexualisé », « cyberharcèlement fondé sur le genre » ou encore « cybersexisme ». Quelle que soit la manière dont il est désigné, il a des effets désastreux, notamment sur les jeunes femmes. Ce phénomène se produit à la fois en ligne et hors ligne et dans le cadre de toutes les formes d’interactions sociales : à l’école, au sein de la famille, dans l’entourage proche, dans l’espace public, au travail, par le biais des emails, des sites web et des médias (sociaux). Bien qu’il ait pris une nouvelle ampleur via l’Internet, le discours de haine sexiste a des causes profondes antérieures à la technologie et qui sont fondamentalement liées à la persistance de rapports de forces inégaux entre les femmes et les hommes.. Les formes sexistes du discours de haine sont également des manifestations directes de la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. Ces phénomènes compromettent les efforts de la société pour réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes. En effet, si le discours de haine sexiste n’est pas sanctionné ; cela renforcera l’idée que ce genre de comportement est acceptable.

Un séminaire sur le discours de haine sexiste a été co-organisé par le Service de la jeunesse et l’Unité pour l’égalité de genre en février 2016 à Strasbourg. Pour consulter le rapport du séminaire et la note d’information  (en anglais) sur le discours de haine sexiste, merci de vous rendre sur le site.

L’égalité entre les femmes et les hommes dans le programme du Service de la jeunesse

Dans le secteur de la jeunesse du Conseil de l’Europe, travailler avec les jeunes sur les questions relatives au genre et à l’égalité entre les femmes et les hommes, comprise au sens de l’égalité de toutes les femmes et les hommes ainsi que des personnes qui ne s’identifient pas comme tels, est un élément central de l’éducation aux droits humains définie en tant que programmes et activités à visée pédagogique axés sur la promotion de l’égale dignité des êtres humains. La question est traitée dans le manuel Repères et plus spécifiquement dans le manuel Questions de genre, ou comment aborder avec les jeunes la question de la violence fondée sur le genre.

Le Service de la jeunesse a organisé un séminaire intitulé « Gender matters » en juin 2016 dans l’objectif de mieux intégrer la question de l’égalité entre les femmes et les hommes dans ses activités et ses politiques ainsi que  dans celles du Conseil de l’Europe et de ses partenaires.