Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe est une assemblée politique paneuropéenne composée de 648 élus (qui peuvent être conseiller régional ou municipal, maire ou président de région) représentant plus de 200 000 collectivités de 47 États européens.

Il a pour mission de promouvoir la démocratie territoriale, d’améliorer la gouvernance locale et régionale et de renforcer l’autonomie des collectivités. Le Congrès veille, en particulier, à l’application des principes contenus dans la Charte européenne de l’autonomie locale. Il encourage les processus de décentralisation et de régionalisation ainsi que la coopération transfrontalière entre les villes et les régions.

Le Congrès œuvre activement en faveur de la participation des jeunes dans la vie civique et politique et travaille en étroite collaboration avec le secteur jeunesse du Conseil de l’Europe dans le cadre de toute une série d’activités « jeunesse ». Il a adopté, en 1992, la Charte européenne révisée de la participation des jeunes à la vie locale et régionale, qui a conduit à la publication du manuel Parole aux jeunes !

Le Congrès continue de s’engager en faveur des droits fondamentaux des groupes visés par le discours de haine et fait référence à la campagne, notamment dans sa Résolution 366 (2014) « Donner aux jeunes Roms les moyens d’agir par la participation » ou dans son rapport CG/2015(28)9FINAL « Garantir les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) ».

En 2015, le Congrès a adopté la Résolution 381 (2015) Combattre la radicalisation au plus près des citoyens : le rôle des collectivités locales et régionales ainsi que les Lignes directrices à l’intention des collectivités locales et régionales sur la prévention de la radicalisation et des manifestations de haine au niveau local dans le cadre de la Résolution 384 (2015). Ces deux instruments rappellent qu’il est important de travailler au niveau local, avec tous les acteurs concernés, sur les risques de radicalisation et les causes profondes du problème des jeunes attirés par des idéologies radicales, grâce à des mesures préventives soigneusement étudiées qui respectent les droits de l’homme et contribuent à la construction d’une société inclusive.