À l'occasion de sa session de printemps 2026, la Conférence des OING a publié deux rapports sur la participation citoyenne, à la suite des visites effectuées en Serbie (du 8 au 11 septembre 2025) et en Grèce (11-15 novembre 2025).
En ce qui concerne la Serbie, le rapport souligne dans ses conclusions « une stagnation préoccupante et, dans plusieurs domaines, une régression du développement démocratique de la Serbie » depuis la précédente évaluation en 2017. Il note également que « malgré l’alignement formel sur les principaux standards internationaux et l’existence de cadres institutionnels pour la participation de la société civile, la volonté politique réelle de mettre en œuvre et de faire respecter ces cadres reste insuffisante ». Le rapport comprend une série de recommandations à l’intention des autorités serbes, notamment la nécessité de mettre immédiatement fin à toutes les formes de harcèlement, d’intimidation et de recours excessif à la force à l’encontre des manifestants pacifiques, des acteurs de la société civile et des journalistes ; de rétablir tous les mécanismes authentiques de consultation publique et de participation de la société civile aux processus d’élaboration des politiques et de la législation ; de réviser diverses lois ; et de rétablir un Bureau indépendant pour la coopération avec la société civile. Il appelle également la société civile, entre autres, à unifier ses efforts de plaidoyer et à développer des coopérations avec les médias indépendants, les associations professionnelles et les communautés vulnérables sur des questions d’intérêt commun telles que l’accès à l’information, la responsabilité, l’égalité et la protection de l’intérêt public.
Le rapport sur la Grèce a conclu qu’il existe « un manque regrettable de confiance du public envers les ONG, découlant d’une appréciation insuffisante des nombreuses contributions qu’elles apportent, tant pour le bien-être de la population en général que pour l’accomplissement de nombreuses responsabilités dont les ministères sont tenus de s’acquitter ». De plus, le délai officiel prévu pour la consultation des ONG est excessivement court et n’est pas toujours respecté. À plusieurs égards, le cadre juridique régissant le fonctionnement des ONG n’est pas conforme aux standards européens et les modalités d’enregistrement des ONG fournissant des services pour le compte de certains ministères sont souvent trop complexes. Le rapport liste une série de recommandations à l’intention des autorités visant à remédier aux lacunes juridiques et autres identifiées, à prendre des mesures pour promouvoir une meilleure compréhension par le public des contributions apportées par les ONG (ce que les ONG elles-mêmes devraient également soutenir) et à veiller à ce que les responsables politiques s’abstiennent d’utiliser une rhétorique hostile ou de porter des accusations non fondées à leur encontre.
Rapport pays sur la Serbie et commentaires (traduction non officielle en français) des autorités serbes et en serbe


