Raymond Briscoe (Irlande), Président du CCPE depuis le 1er janvier 2026

C'est un grand honneur pour moi d'assumer la présidence cette année. Je me réjouis à l'idée de relever le défi de poursuivre le travail de mes prédécesseurs, en particulier celui de M. Antonio Vercher Noguera. Bien que le Conseil de l'Europe soit bien sûr une entité distincte de l'Union européenne, il existe cette année un potentiel de synergie supplémentaire, puisque Chypre, puis l'Irlande, assumeront la présidence de l'Union européenne en 2026. Je me réjouis également de travailler avec la Vice-Présidente, Mme Despina Kyprianou (Chypre), le Secrétariat ainsi que tous les membres du Bureau, du Groupe de travail et du CCPE.   

À une époque marquée par une incertitude et un unilatéralisme croissants à l'échelle mondiale, la capacité du Conseil de l'Europe à agir sur une base multilatérale pour défendre la « conscience de l'Europe » revêt par extension une importance tout aussi grande. En tant qu'élément clé du Conseil de l'Europe, le CCPE joue un rôle essentiel dans la protection et la promotion des droits de l'homme, de la démocratie et de l'État de droit. En tant que procureurs, nous jouons un rôle essentiel dans la promotion de ces principes au sein de nos différents systèmes de justice pénale. Le projet d'avis n° 21 (2026) de cette année sur le thème « Permettre un ministère public efficace et indépendant en fournissant un soutien et des garanties efficaces aux procureurs » est, à mon avis, extrêmement pertinent. Le soutien aux procureurs par le biais de formations spécialisées, leur sécurité, leur bien-être et d'autres mesures telles que la garantie d'une rémunération adéquate, seront tous examinés en profondeur dans le contexte de la facilitation de l'efficacité et de l'indépendance du travail que nous entreprenons.  

Notre travail cette année devrait également servir à renforcer les principes de la Charte de Rome, adoptée par le CCPE en 2014. Un soutien suffisant peut permettre aux procureurs de remplir directement et indirectement leur devoir d'agir au nom de la société de manière équitable, impartiale et objective. Comme l'a déclaré en 2017 un ancien Président du CCPE, nous devons également toujours garder à l'esprit que les règles et procédures formelles en matière de poursuites ne suffisent pas à elles seules, elles doivent être mises en œuvre dans la pratique.

Je vous remercie.

Raymond Briscoe, Président du Conseil consultatif des procureurs européens (CCPE)