L'un des principes centraux de ses travaux est qu'aucune solution durable aux problèmes sociaux, économiques et politiques de la société ne peut être trouvée sans la pleine participation des femmes.

Le statut de la femme, l'égalité de facto, l'émancipation, la violence liée au sexe, la problématique "femmes et handicap" et la traite des êtres humains sont quelques-uns d'autres aspects autour desquels des activités - comme des campagnes de sensibilisation - ont été organisées par le Conseil de l'Europe, afin d'améliorer le cadre juridique pour l'égalité des sexes et d'assurer sa mise en œuvre.

En 2009, le pourcentage moyen de femmes ministres en Europe était de 28,6 % et celui des femmes siégeant dans les parlements nationaux de 21,7 %, un léger progrès par rapport aux 19,9 % de femmes ministres en 2005, sans toutefois de changement concernant la représentation dans les parlements nationaux. Ces chiffres restent toutefois loin du seuil minimum de 40 % recommandé par le Conseil de l'Europe.

Edition 2015 - Secrétaire Général et Secrétaire Générale Adjointe : « La violence envers les femmes ne s’arrêtera pas tant que l’inégalité des sexes n’aura pas été éliminée »

Le Secrétaire Général Thorbjørn Jagland et la Secrétaire Générale Adjointe Gabriella Battaini-Dragoni ont fait la déclaration ci-après pour marquer la Journée internationale de la femme.

« Dans le monde entier, la Journée internationale de la femme nous donne l’occasion de célébrer les progrès de la situation des femmes tout en appelant à davantage d’égalité entre les sexes. On peut se féliciter de voir des évolutions positives comme les lois qui criminalisent la violence domestique et d’autres formes de violence envers les femmes. Ou le fait que le nombre de pays ayant ratifié la Convention d’Istanbul, traité normatif récompensé par des prix, augmente –il y en a seize à ce jour – pour combattre une telle forme de violence.

Cependant, les stéréotypes de genre et les images ouvertement sexualisées des femmes continuent de favoriser la violence envers les femmes. La sexualisation fort répandue du corps des femmes contribue à les traiter comme des membres subalternes de la société. Ce genre de stéréotypes nuit à la façon dont les femmes sont traitées et sont perçues par les institutions et la société.

Alors que nous célébrons le 8 mars, le Conseil de l’Europe et les autorités belges coorganisent un groupe de travail sur « Stéréotypes de genre et sexisme – causes profondes de la discrimination et de la violence à l’égard des femmes » lors de la 59e session de la Commission des Nations Unies chargée de la condition de la femme, le 9 mars à New York. Cet événement met en lumière notre travail dans la lutte contre les stéréotypes de genre et le sexisme et présente des normes importantes pour le Conseil de l’Europe à cet égard, y compris la Convention d’Istanbul, les recommandations du Comité des Ministres sur l’égalité des sexes et les médias, la prise en considération de l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’éducation, et les bonnes pratiques dans les Etats membres.

Il est essentiel d’éliminer les stéréotypes de genre négatifs pour parvenir à l’égalité des sexes. L’inégalité entre les femmes et les hommes est la cause première de la violence envers les femmes. Nous invitons les hommes à intervenir le 8 mars pour jouer leur rôle dans l’encouragement de l’égalité des sexes et la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Abolissons la hiérarchie entre les sexes, la violence et la discrimination dont les femmes sont victimes et ratifions et mettons en œuvre sans délai la Convention d’Istanbul !


La Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Convention d'Istanbul)

Ouverte à la signature en mai 2011, la Convention d'Istanbul est le premier instrument juridiquement contraignant en Europe visant à prévenir et à combattre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique. En termes de portée, c'est le traité international le plus ambitieux pour lutter contre cette grave violation des droits de la personne humaine. La prévention de la violence, la protection de ses victimes et la poursuite en justice des auteurs sont les éléments fondamentaux de la Convention, tout comme la nécessité de coordonner l'ensemble des actions de ce type grâce à des politiques globales et intégrées. La Convention s'applique aux victimes de tous horizons, indépendamment de leur âge, race, religion, origine sociale, statut de migrant ou orientation sexuelle.

La Convention d'Istanbul a été élaborée en Europe, mais elle ne l'a pas été exclusivement pour l'Europe. Tout Etat peut y adhérer ou l'utiliser comme modèle pour sa législation et ses politiques nationales et régionales. La Convention d'Istanbul entrera en vigueur une fois qu'elle aura été ratifiée par 10 pays. Un groupe d'experts indépendants (GREVIO) assurera le suivi de la mise en œuvre de la Convention.


Thorbjørn Jagland : les femmes sont « la plus puissante force de transformation » de la société d'aujourd'hui

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, a rendu hommage au rôle croissant que jouent les femmes dans toutes les sociétés du monde. De la politique aux affaires, en passant par leur contribution à la réalisation de la paix, il a décrit le rôle des femmes dans la société comme « la plus puissante force de transformation dans le monde d'aujourd'hui ». Le Secrétaire Général a toutefois rappelé que les femmes « continuent de gagner moins, de décider moins et qu'elles sont plus souvent que les hommes victimes de violence ». Il a appelé les gouvernements à ratifier la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique et à promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes.


« La promesse d'éradiquer la violence faite aux femmes est une dette et doit être tenue », déclare le Président de l'APCE, Jean-Claude Mignon

« Le 8 mars représente un rendez-vous annuel pour celles et ceux qui s'engagent en faveur des droits des femmes. Cette année, la journée internationale a pour thème : ‘Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l'action pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes'.

Le Conseil de l'Europe offre un instrument majeur, la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, ou Convention d'Istanbul. Pour la première fois un texte contraignant prévoit tous les éléments : la prévention de la violence, la protection des victimes, les poursuites des responsables et des politiques intégrées.

La promesse d’éradiquer la violence faite aux femmes est une dette et doit être tenue. La Convention d’Istanbul donne aux Etats les moyens d’honorer cette dette. A l’occasion du 8 mars, je lance un appel aux états membres du Conseil de l’Europe et aux pays non-membres pour qu’ils signent et ratifient, s’ils ne l’ont pas encore fait, la Convention d’Istanbul.

Mettre fin à la violence à l’égard des femmes est le thème principal de la 57ème session de la Commission de la condition de la femme, du 4 au 15 mars 2013 à New York. J’y représenterai l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, aux côtés d’un grand nombre d’autres membres. Ce sera une opportunité pour réitérer cet appel à tous les états ».


La participation des femmes à tous les niveaux de la vie publique est une exigence démocratique, déclare le Président du Congrès, Herwig van Staa

''Nous devons promouvoir et mettre en œuvre l'égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de la vie publique afin de garantir une véritable démocratie,'' a déclaré Herwig van Staa, Président du Congrès à l'occasion de la Journée internationale de la Femme, le 8 mars 2013. ''Cette exigence a été inscrite dans la Charte du Congrès qui stipule que la proportion de femmes dans toutes ses délégations nationales doit être d'au moins 30 pour cent ; aujourd'hui, nous constatons que de nombreuses délégations vont bien au-delà et cela conforte notre conviction qu'il est essentiel de disposer d'un cadre législatif qui garantisse la participation des femmes,'' a-t-il ajouté, en rappelant la résolution et la recommandation intitulées ''Pour une égalité durable des genres dans la vie politique locale et régionale'', dans lesquelles le Congrès encourage les femmes à se porter candidates et à se présenter aux élections.


La Secrétaire Générale adjointe s'adresse à la Commission de la condition de la femme de l'ONU

Le 4 mars, la Secrétaire Générale adjointe, Gabriella Battaini-Dragoni, s'est adressée à la Commission de la condition de la femme de l'ONU afin de promouvoir la Convention d'Istanbul en mettant en avant l'intérêt pour les gouvernements de cet instrument concret et efficace pour prévenir et combattre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique. La Convention a été élaborée en Europe, mais elle ne l'a pas été exclusivement pour l'Europe. Tout Etat peut y adhérer ou s'en servir comme modèle pour une législation ou une politique nationale ou régionale. Des entretiens bilatéraux à haut niveau sont également prévus au cours de cette visite de deux jours à New York.

Le Conseil de l’Europe et la Mission permanente de la France auprès de l’ONU organiseront une manifestation parallèle sur la valeur ajoutée de la Convention, avec la participation du ministre des Affaires étrangères de l’Andorre et Président du Comité des Ministres, Gilbert Saboya Sunyé, du Président de l’Assemblée parlementaire, Jean-Claude Mignon, de la ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, et de la Sous-Secrétaire générale de l’ONU et directrice exécutive adjointe d’ONU-Femmes, Lakshmi Puri.


Le Conseil de l'Europe et la Mission permanente de la France auprès de l'ONU organisent une manifestation parallèle "La violence à l'égard des femmes : notre préoccupation, notre réponse"