La Roumanie a accueilli la visite thématique ADI-ROM sur les relations entre les Roms et la police, du 17 au 19 juin 2025. La visite organisée à Bucarest par l'Agence nationale pour les Roms a réuni les pays partenaires suivants : l'Albanie, l'Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Norvège et la République de Moldova.
Les participants ont partagé des initiatives et des bonnes pratiques visant à améliorer les relations entre les communautés roms et la police. Ilsont échangé avec des représentants des autorités roumaines, tant au niveau central (Cabinet du Premier ministre, Parquet près la Haute Cour de cassation et de justice, ministère de l'Intérieur, Inspection générale de la police roumaine, y compris l'unité chargée des enquêtes sur les crimes de haine au sein de l'Inspection générale, Agence nationale pour les Roms, Académie de police « Alexandru Ioan Cuza » Comité interministériel chargé du suivi de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre l'antisémitisme, la xénophobie, la radicalisation et les discours de haine) que local (commissariats de police de Jilava et Magurele, département d'Ilfov, Conseil départemental d'Ilfov).
Les organisations de la société civile – l'association RomaJust et l'association E-Romnja – ont présenté aux participants leurs activités actuelles visant à améliorer les relations entre les Roms et la police.
Il a été souligné que des problèmes tels que l'usage excessif de la force ou des armes à feu, les descentes de police dans les communautés roms, les brutalités policières ou les violences commises par des particuliers, suivies d'enquêtes inadéquates, continuent d'être signalés par différents organes du Conseil de l'Europe. Les participants ont rappelé que les crimes ne devaient pas être traités comme des problèmes ethniques, mais comme des problèmes généraux qui concernent la société dans son ensemble. Ces problèmes nécessitent des solutions systémiques, qui doivent également atteindre les communautés roms. L'introduction de contenus relatifs à l’enquête sur les crimes de haine ainsi qu’à la culture et à l’histoire roms dans les programmes des écoles de police et de l'Académie de police a été présentée comme une bonne pratique. La plupart des pratiques présentées ou jugées nécessaires concernent la formation de la police, la sensibilisation des communautés et le soutien aux victimes.
«Ce que les Roms attendent des agents de police qui interagissent avec eux, c'est d'être écoutés sans être étiquetés», a déclaré un agent de police rom s'adressant au groupe d'experts.
Un rapport thématique basé sur les conclusions de la visite sera présenté pour adoption au Comité directeur sur l’anti-discrimination, la diversité et l'inclusion (CDADI).

