Cette année, la Journée pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels donne l’occasion aux Etats et aux organisations internationales de s’engager afin que les nouvelles technologies mettent un terme à ces crimes.
Les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle (IA) et les réalités étendues, ont créé de nouveaux moyens d’exploiter les jeunes. Des agressions sexuelles ont lieu dans des environnements de réalité immersive, tels que les jeux en ligne, et les abus sexuels sur des enfants sont commis « à la demande » et diffusés en direct via des webcams.
« Alors que les agresseurs se cachent derrière leur écran, les enfants subissent des préjudices qui laissent des cicatrices à vie. Il est temps de mettre un terme à tout cela en utilisant précisément les technologies qui permettent ces crimes.
L’IA a un énorme potentiel pour détecter les matériels d’abus sexuels sur des enfants sur les plateformes en ligne et pour repérer les comportements suspects sur les réseaux sociaux. Il faut redoubler d’efforts pour exploiter ces possibilités », a déclaré Alain Berset, le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.
Par ailleurs, les États devraient actualiser leur législation et leurs pratiques afin que les services répressifs aient accès aux outils dont ils ont besoin pour prévenir les infractions et pour enquêter lorsqu’elles sont commises. La sollicitation d’enfants (« grooming ») en ligne devrait être érigée en infraction pénale. Une éducation sexuelle adaptée à l’âge peut apprendre aux enfants à signaler les abus. De leur côté, les personnels enseignants et d’autres catégories professionnelles devraient être formés à reconnaître les abus, à faire part de leurs soupçons et à apporter une assistance aux victimes.
Le Conseil de l’Europe continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider les États à prendre les mesures nécessaires afin de protéger les enfants contre ce type d’abus et contre tous les autres.
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Déclaration sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels facilités par les technologies émergentes, adoptée le 7 novembre 2024 par le Comité de Lanzarote (Comité des Parties à la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels).

