Les 9 et 10 octobre, 26 agent·es (8 hommes et 18 femmes) de l'Inspection générale de la migration et de la police des frontières de la République de Moldova ont participé à une formation axée sur les articles 60 et 61 de la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique connue sous le nom de Convention d'Istanbul. Ces articles conservent les droits des femmes migrantes, réfugiées et demandeuses d'asile à être protégées contre la violence.
Cette formation fait suite à une étude (en anglais) réalisée par le Conseil de l'Europe et a permis aux participant·es de mieux comprendre les dynamiques de la violence à l'égard des femmes ainsi que les défis auxquels sont confrontées les femmes migrantes et demandeuses d'asile. Les participant·es ont pris part à des exercices pratiques sur la persécution et le non-refoulement sensibles au genre, et ont encouragé la collaboration entre différentes agences.
Conformément à l'article 60 de la Convention d'Istanbul, il a été rappelé aux participant·es la nécessité d'appliquer une interprétation des motifs de persécution sensible au genre, en reconnaissant que la violence sexuelle, le mariage forcé, les mutilations génitales féminines et d'autres formes de violence fondée sur le genre constituent des raisons valables pour demander l'asile. En vertu des obligations de l'article 61, il est essentiel que les demandeurs d'asile, en particulier les femmes fuyant la violence, ne soient pas expulsé·es ou renvoyé·s dans des lieux où ils risqueraient de subir des tortures ou des traitements inhumains ou dégradants.
Mariana Lucrețeanu, secrétaire d'État au ministère des affaires Intérieures, a souligné la nécessité de renforcer le cadre législatif pour protéger celles et ceux qui fuient la violence et la persécution. Elle a encouragé les participant·es à agir avec professionnalisme et empathie, à trouver des solutions viables et à mieux comprendre les besoins de ces femmes.
Falk Lange, chef du Bureau du Conseil de l'Europe à Chisinau, a mis en avant l'importance de mettre en œuvre la convention, en particulier face à l'augmentation des défis mondiaux: «Nous assistons à une recrudescence de la violence fondée sur le genre, en particulier parmi les groupes vulnérables tels que les réfugié·es. L'engagement de la Moldova envers la Convention d'Istanbul envoie un message fort, indiquant que la protection de ces individus n'est pas simplement une aspiration, mais une réalité que nous nous efforçons d'atteindre. »
Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet du Conseil de l'Europe intitulé «Soutenir la mise en œuvre de la Convention d'Istanbul en République de Moldova».


