Du 5 au 7 octobre, quatorze membres des forces de l’ordre de la Republika Srpska et du district de Brčko (six femmes et huit hommes) ont suivi une formation de formateurs sur la violence à l’égard des femmes facilitée par la technologie, portant à 35 le nombre total de policier·es certifié·es avec le soutien du projet du Conseil de l’Europe.
Cette formation marque une étape importante dans le renforcement de l’expertise policière en matière de violence à l’égard des femmes facilitée par la technologie. Les formateur·rices nouvellement certifié·es peuvent désormais transmettre leurs connaissances à leurs collègues, faisant ainsi bénéficier un plus grand nombre de membres des forces de l’ordre et les communautés qu’ils servent de cette formation spécialisée.
« Ce n’est que le début d’un processus important pour les forces de l’ordre en Bosnie-Herzégovine. J’espère que les efforts se poursuivront, car la violence à l’égard des femmes facilitée par la technologie est très répandue et reste un sujet nouveau pour nous », a souligné Mme Ljiljana Đurić, inspectrice de police à Banja Luka.
Ce résultat va au-delà du nombre de certificats délivrés : la Bosnie-Herzégovine dispose désormais d’un vivier élargi de formateur·rices de police capables d’aider leurs collègues à mieux reconnaître la violence à l’égard des femmes et des filles facilitée par la technologie, à répondre aux besoins des victimes et à comprendre l’importance de préserver les preuves numériques. Leur rôle dans la transmission de ces compétences sera essentiel pour mettre les connaissances spécialisées au service d’enquêtes et d’une protection plus efficaces.
La formation s’appuie sur les normes de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe et sur l’approche définie dans la Recommandation générale no 1 du GREVIO sur la dimension numérique de la violence à l’égard des femmes, en reconnaissant les liens entre les violences subies en ligne et hors ligne.
La formation a été organisée dans le cadre du projet « Renforcer les réponses de la Bosnie-Herzégovine à la violence numérique et sexuelle à l’égard des femmes », mis en œuvre par le Conseil de l’Europe dans le cadre du Plan d’action pour la Bosnie-Herzégovine 2026–2029 et financé par des contributions volontaires.


