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Le Comité européen contre la torture publie un rapport sur la Bulgarie

Un rapport publié ce jour par le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) évalue le traitement des personnes détenues dans les postes de police, les prisons et autres lieux de détention en Bulgarie.
28/01/2002
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Le rapport, publié avec le feu vert des autorités bulgares en même temps que leurs réponses, concerne une visite que le CPT a effectuée du 25 avril au 7 mai 1999.

Le Comité a reçu de nombreuses allégations de mauvais traitements par la police: gifles, coups de poing, coups de pied et coups de matraque pour l’essentiel, mais également chocs électriques et coups assenés sur la plante des pieds. Dans certains cas, des indices à caractère médical de recours à ces méthodes ont été recueillis. En réponse aux recommandations du CPT, les autorités bulgares ont pris des mesures pour renforcer le contrôle des activités de la police et améliorer la formation de la police en matière de droits de l’homme.

Le rapport critique sévèrement les conditions régnant dans les établissements où sont détenus les prévenus pendant les enquêtes. Les autorités bulgares soulignent les changements réalisés dans la législation et dans la pratique, tels que la fermeture des cellules en sous-sol et la construction de nouveaux bâtiments comprenant des aires de promenade.

A la prison de Burgas, la délégation du CPT a été submergée d'allégations d'agressions physiques et verbales de détenus par le personnel pénitentiaire, et a eu la nette impression que « la prison était régie par la peur ». Une enquête ultérieure menée par les autorités bulgares a confirmé ces plaintes, et des changements ont été opérés dans la direction de l’établissement, qui se sont révélés positifs.

Une institution sociale pour les hommes atteints de troubles mentaux à Terter (région de Kubrat), dont les conditions ont vivement préoccupé le Comité, a été fermée par les autorités bulgares après la visite de 1999, et les résidents ont été transférés dans un établissement offrant de meilleures conditions.

Le CPT prévoit de retourner en Bulgarie en 2002.