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Le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe publie un rapport sur la Grèce

Le Gouvernement grec a demandé la publication du rapport du Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de l'Europe relatif à sa 4e visite périodique effectuée en Grèce en août/septembre 2005, ainsi que de la réponse des autorités.
20/12/2006
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Au cours de la visite de 2005, le CPT a réévalué le traitement des personnes privées de liberté par les forces de l'ordre et a examiné les conditions de détention dans les commissariats de police, dans les postes de la police des frontières, dans les postes des garde-côtes et dans les locaux spéciaux de rétention pour les migrants en situation irrégulière. Il a également étudié la situation dans plusieurs établissements pénitentiaires, notamment à Korydallos, en se concentrant sur les questions liées au surpeuplement, aux soins médicaux et aux régimes de détention. Un hôpital psychiatrique, situé sur l’île de Corfou a également été visité.

Le CPT a recommandé diverses mesures visant à éradiquer les mauvais traitements par les forces de l'ordre; celles-ci comprennent des enquêtes approfondies en cas d'allégations de mauvais traitements et, lorsque cela s'avère nécessaire, des sanctions disciplinaires et/ou pénales à l'encontre des fonctionnaires de police concernés, un recrutement rigoureux et des programmes de formation professionnelle ainsi que la mise en place d'un organe d'inspection de la police indépendant.

Les conditions dans les locaux de rétention pour les migrants en situation irrégulière à Athènes, dans la région d'Evros et dans les îles de Chios et Mytilini ont été une source particulière de préoccupation pour le Comité. La plupart des locaux visités étaient dans un état d'entretien médiocre, sales, et manquaient des commodités de base.

Le CPT a noté que les prisons en Grèce demeuraient surpeuplées et offraient uniquement des régimes de détention appauvris. Les services de santé en prison nécessitent également des investissements supplémentaires. Quelques cas de mauvais traitements de détenus par le personnel ont été portés à l'attention du CPT ; toutefois, la violence entre détenus semble être en augmentation.

Aucune déficience majeure n'a été observée à l'hôpital psychiatrique visité.

Dans leur réponse, les autorités grecques ont fourni des informations sur les mesures prises pour remédier aux préoccupations soulevées dans le rapport du CPT.

Le rapport et la réponse sont disponibles en anglais sur le site Internet du CPT : http://www.cpt.coe.int